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Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur Madagascar

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur

Madagascar

Le Secrétaire général salue la formation le 11 juin 2018 d’un nouveau gouvernement à Madagascar et la récente nomination de M. Christian Ntsay au poste de Premier Ministre, conformément à la décision du 25 mai de la Haute Cour Constitutionnelle. Il félicite les efforts du Président Hery Rajaonarimampianina et des acteurs politiques malgaches pour parvenir à un compromis dans l’intérêt du peuple de Madagascar.

 

Le Secrétaire général appelle tous les acteurs politiques à renforcer le dialogue pour consolider les acquis en matière de consolidation de la paix et de la démocratie dans le pays et pour ne pas compromettre les progrès vers un développement durable. Il réitère l’engagement des Nations Unies à soutenir des élections pacifiques, crédibles et inclusives cette année, conformément à la Constitution.

 

Le Secrétaire général salue également l’étroite collaboration actuelle entre les Nations Unies, à travers son Conseiller spécial M. Abdoulaye Bathily, et les partenaires internationaux, y compris l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe, pour soutenir le processus de dialogue et de réconciliation mené par les Malgaches.

 

Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général

New York, 12 juin 2018

Conseiller Spécial du Secrétaire général, M. Abdoulaye BATHILY en visite à Madagascar

Le premier séjour de M. Abdoulaye Bathily à Madagascar, Conseiller Spécial du SG de l’ONU à Madagascar touche à son terme ce mercredi 16 mai 2018. Arrivé le 6 mai 2018 à Antananarivo, dans le cadre de la crise politique actuelle, le Secrétaire Général de l’ONU a dépêché son conseiller spécial pour appuyer les efforts de l’Union Africaine, de la SADC (Communauté du développement de l’Afrique Australe) et des autres partenaires internationaux.

Dans ce cadre, M. Bathily, appuyé par Mme Violette Kakyomya, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies à Madagascar, a rencontré plusieurs acteurs de la crise dont le Président de la République ainsi que les Chefs d’Institutions comme le Sénat, l’Assemblée Nationale, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la Commission pour le Fampihavanana Malagasy (CFM) et des Ministres compétents. Il a eu de nombreuses rencontres avec les anciens Présidents Ravalomamana et Andry Rajoelina. Il a également rencontré des parlementaires de la majorité et une délégation du groupe des 73 députés « pour le changement ».

Dans le cadre de la coordination des efforts de la médiation, M. Bathily s’est entretenu à plusieurs reprises avec les autres médiateurs dont le Haut Représentant de l’Union Africaine Ramtane Lamamra, l’Envoyé spécial de la SADC Joaquim Chissano, l’Envoyé spécial de l’Union Européenne Koen Vervaeke ainsi qu’avec des Ambassadeurs et Représentants des pays et organisations membres du groupe international de soutien à Madagascar. A cet égard, M. Bathily s’est réjoui de la parfaite identité de vue de la communauté internationale et de la cohésion dans les démarches, initiatives et messages du groupe des envoyés spéciaux.

En compagnie des autres envoyés spéciaux, M. Bathily a participé à plusieurs rencontres et à des consultations politiques de haut niveau avec les représentants des trois principaux partis politiques concernés : HVM du Président Rajaonarimampianina, MAPAR de Rajoelina, TIM de Ravalomanana.

Malgré les défis et certaines préoccupations exprimées par les parties prenantes rencontrées, le Conseiller Spécial du Secrétaire général de l’ONU a manifesté sa satisfaction devant la volonté exprimée et les propositions identifiées par les uns et par les autres dans la facilitation. Ces échanges ont pu aboutir à une volonté commune exprimée de conclure un accord politique en vue d’une sortie de crise pour restaurer un climat de paix et de sérénité pour aller à l’organisation des élections libres et transparentes dans le cadre de l’ordre constitutionnel.

Après des échanges intenses, une volonté des acteurs malgaches de renouer le dialogue en vue de trouver une solution acceptable par tous à cette crise, dans l’intérêt du peuple malgache, a été constatée. M. Bathily a réitéré ses encouragements aux responsables à tous les niveaux à poursuivre les efforts pour l’aboutissement heureux des initiatives ainsi engagées.

Enfin, l’Envoyé Spécial du Secrétaire général de l’ONU a réitéré la disponibilité et l’engagement des Nations Unies et de ses partenaires à continuer à appuyer ce processus pour des élections paisibles, transparentes et crédibles dans les délais prévus par la constitution.

Readout of the Secretary-General’s telephone call with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar The Secretary-General spoke with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar, this morning. The Secretary-General reiterated his call for political dialogue, offered his good offices, and agreed with the President to dispatch his Special Adviser, Mr. Abdoulaye Bathily, to Madagascar immediately. Mr. Bathily will work closely with the African Union and the Southern African Development Community. The Secretary-General calls on all stakeholders to extend their support and cooperate with his Special Adviser in the discharge of his duties. New York, 27 April 2018

Readout of the Secretary-General’s telephone call with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar

The Secretary-General spoke with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar, this morning.  The Secretary-General reiterated his call for political dialogue, offered his good offices, and agreed with the President to dispatch his Special Adviser, Mr. Abdoulaye Bathily, to Madagascar immediately.  Mr. Bathily will work closely with the African Union and the Southern African Development Community.  The Secretary-General calls on all stakeholders to extend their support and cooperate with his Special Adviser in the discharge of his duties.
 
New York, 27 April 2018

Déclaration du Système des Nations Unies à Madagascar sur les événements du 21 avril 2018 à Antananarivo, Madagascar.

Système des Nations Unies

 

22 Avril 2018

 

Déclaration du Système des Nations Unies à Madagascar sur les événements du 21 avril 2018 à Antananarivo, Madagascar.

 

A la suite des tristes événements de ce samedi 21 avril dans la ville d’Antananarivo, où de violents affrontements entre d’une part les forces de sécurité et d’autre part les parlementaires de l’opposition et leurs sympathisants qui ont occasionné des morts et des blessés, nous exprimons nos profondes sympathies envers la famille des victimes et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

Nous nous adressons à tous les leaders politiques malgaches, et leur rappeler leur responsabilité pour préserver la paix, la sécurité et le respect des droits humains dans le pays.

En aucune manière, les désaccords politiques ne sauraient justifier des actes qui entraînent des pertes en vies humaines ni des atteintes à l’intégrité physique de la population.

Madagascar vient de sortir d’une crise politique il n’y a pas si longtemps. Les acquis qui ont été enregistrés depuis ces quatre ans et demi, en vue de rétablir l’Etat de droit et le respect des droits de l’Homme, doivent être préservés au profit de tout le peuple de Madagascar.

Nous appelons en conséquence tous les acteurs politiques à privilégier en toute circonstance le dialogue pour résoudre les désaccords. Les Nations Unies et ses partenaires se sont engagés pour les soutenir dans cet effort.

L’Organisation des Nations Unies est impliquée dans l’accompagnement de Madagascar pour la préparation des élections de 2018, en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires. Les acteurs politiques et autres parties prenantes sont  encouragés  tous à  travailler ensemble, dans un climat de respect mutuel et de maturité politique, pour assurer un environnement apaisé pour  des élections libres, transparentes et crédibles dans  l’intérêt du  peuple  Malagasy.

Le système des Nations Unies continuera à travailler pour soutenir Madagascar dans ce processus démocratique. Nous   comptons sur le peuple Malgache et son attachement aux valeurs de démocratie de respect des droits humains et de culture de fihavanana pour préserver la paix et soutenir le développement du pays.

 

LE SECRETAIRE-GENERAL A LA RECEPTION A L’OCCASION DE LA JOURNEE DES NATIONS UNIES

Bangui

Le 24 Octobre 2017

C’était pour moi un devoir de venir célébrer la Journée mondiale des Nations unies en Centrafrique.

Un devoir de solidarité vis-à-vis du peuple centrafricain et des autorités démocratiques légitimes du pays.

Le succès de la paix, de la démocratie, des droits de l’homme en Centrafrique est le succès de la communauté internationale, le succès des Nations unies. Nous y sommes complètement engagés à vos côtés et je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, toute ma solidarité et toute la solidarité de l’Organisation des Nations unies.

Dans un monde où, malheureusement, il y a des troubles un peu partout, qui vit maintenant des menaces nucléaires, pour la première fois après des décennies, qui est complètement absorbé par le développement de nouvelles crises, il y a une tendance à oublier des situations comme celle de la Centrafrique. La Centrafrique est quelquefois trop loin, ou n’est pas une menace. Les terroristes ne sortent pas de Centrafrique. Et cela fait que la communauté internationale quelques fois ne s’applique suffisamment, ne s’engage suffisamment, ne mobilise suffisamment les ressources et capacités pour aider la Centrafrique à surmonter les difficultés réelles que votre pays subit en ce moment.

Et cette visite est une visite pour avertir la communauté internationale, et pour dire qu’il y a une opportunité pour la paix en Centrafrique. Il y a une opportunité pour la réconciliation en Centrafrique. Mais il faut que la communauté internationale s’engage. Et il faut qu’elle mobilise les ressources nécessaires pour vous appuyer dans la reconstruction du pays et dans la promotion de la paix et la réconciliation.

Nous suivons avec un énorme intérêt la politique d’ouverture que vous avez déclenchée, le dialogue que vous avez développé. Nous suivons aussi avec beaucoup d’intérêt l’engagement de l’Union africaine – notre partenaire essentiel pour les questions africaines. Nous sommes entièrement à vos côtés. Et nous demandons à la communauté internationale plus de solidarité vis-à-vis de la Centrafrique. D’ailleurs il y aura des questions concrètes. Nous sommes en ce moment, en nous adressant au Conseil de sécurité, […] demandant une augmentation de la force onusienne pour qu’elle puisse, avec des capacités accrues, appuyer d’une façon plus efficace vos démarches pour la sécurité dans le pays. Et j’espère que la communauté internationale nous appuiera.

Et cette visite est aussi une contribution pour donner à la communauté internationale une vision claire qu’il y a un problème, mais qu’il y a une opportunité et qu’il faut qu’elle s’engage.

Mais il y a aussi une deuxième opportunité pour cette visite. Et c’est d’être aussi avec mes collègues les Casques bleus. Nous avons aujourd’hui une situation dans le monde ou les opérations de [maintien] de la paix font face à des défis nouveaux. Il faut maintenir la paix dans des endroits où la paix n’existe [pas] entièrement. Il faut protéger les civils. Mais face à une prolifération de groupes armés, de milices qui ne respectent pas du tout les droits de l’homme.

Il faut en même temps coopérer pour que les processus politiques puissent avoir du succès. Mais pour cela il faut garantir une sécurité, qui dans les circonstances comme celles que nous vivons au Mali, en Centrafrique et dans d’autres pays, sont vraiment un défi qu’il faut surmonter. Et je voulais aussi être aux côtés de nos Casques bleus en Centrafrique pendant cette Journée mondiale des Nations unies pour leur exprimer [la fierté] que j’ai d’être leur collègue et tout mon appui [face] à leur courage, à leur contribution pour que notre monde soit un monde plus humain, soit un monde ou les droits soient plus respectés.

Nous sommes ici… je suis venu aussi avec […] la Secrétaire générale [adjointe] chargée d’être la voix des victimes, parce que parfois il y a des abus aussi dans l’action des forces de [maintien] de la paix, comme toutes les autres forces dans le monde, mais avec cette volonté de transmettre que les forces de [maintien] de la paix des Nations unies sont aux côtés du peuple centrafricain et qu’elles veulent contribuer pour que la réconciliation et la paix soient un succès dans votre pays.

Je profite de cette occasion, Monsieur le Président, pour vous remercier de votre accueil et de l’accueil chaleureux du peuple centrafricain. Un accueil tellement chaleureux qu’à un moment donné j’ai commis une petite violation des règles de protocole et je me suis adressé directement au peuple. Et j’ai senti cette chaleur, cet esprit de solidarité, cet esprit de paix et de réconciliation. C’est le peuple qui nous guide et je crois que, acceptant cette volonté très nette du peuple centrafricain de construire le futur du pays en paix, en sécurité, en démocratie, nous allons travailler ensemble avec encore plus d’enthousiasme, et j’en suis sûr nous allons réussir à transformer ce pays en une réalité d’un pays qui soit un pays exemplaire pour le continent africain et pour le monde.

Merci Monsieur le Président.

L’OMS et la Croix Rouge pour l’enterrement digne et sécurisé

Antananarivo, le 19 octobre – Le représentant de l’OMS et le Président de la Croix rouge Malagasy ont procédé à la signature du protocole de convention entre l’OMS et la Croix Rouge dans la salle de conférence du 1er étage de la maison commune des Nations Unies Galaxy Andraharo.
La cérémonie de signature a eu lieu en présence du Président mondial de la croix rouge et du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies. La convention entre les deux parties porte sur l’enterrement digne et sécurisé des victimes de la peste.
Des présentations sur la situation actuelle et la prise en charge ainsi que le protocole sur l’enterrement digne et sécurisé ont eu lieu avant la signature proprement dite. Des experts venant du siège et du bureau régional de l’OMS sont venus en appui pour mieux faire face à la riposte.

Informations du 18 /10/2017
12/22 régions sont touchées. 23/114 districts ont rapportés des cas de peste dont 11/114 confirmés.
Jusqu’à maintenant on compte 1032 cas dont 333 nouveaux cas. 695 cas de peste pulmonaire et 247 cas de peste bubonique et 1 cas de peste septicémique. 89 décès ont été enregistrés dont 47 décès pour la peste pulmonaire et 22 pour la peste bubonique.

Pour la prise en charge 4080 contacts ont été suivis dont 1706 sont à la fin du suivi cette semaine. Ceci facilite le rupture de la chaîne de transmission. En effet la riposte tourne autour de quatre piliers: l’interruption de la chaîne de transmission, le soin des patients , la prévention de la propagation et l’efficacité du système de coordination.

Dans le plan de riposte, le BNGCR assure la coordination. Il y a également la cellule de crise au niveau du Ministère de la santé, 5 commissions ont été mises en place avec les task forces multisectorielles et les clusters .
1800 agents communautaires ont été formés et suivi par 340 superviseurs.
Une surveillance et un contrôle sanitaire ont été mis en place au niveau aéroportuaires.
09 centres de traitements ont également été mis en place dont 06 à Antananarivo, 01 à Tomasina, 01 à Fénérive Est et 01 à Fianarantsoa. Deux autres seront bientôt mis en place dont 01 à Antananarivo et 01 à Antsirabe.
10 ambulances sont opérationnelles dont une à Tamatave et 9 à Antananarivo.
Des mobilisations sociales à travers des messages clés ont été menées et une ligne verte 910 est à la disposition des usagers.
Afin de mieux s’approcher du public, des briefings des journalistes ont été organisés et des campagne de désinfections et de dératisation ont été aussi menées.
La mobilisation des ressources, le renforcement de la coordination, la question sur comment combler le gap logistique et le renforcement de la surveillance constituent les défis majeurs qui reste à surmonter.
Le SNU lance la collaboration avec tous les partenaires afin de stopper la propagation de l’épidémie.

Réponse à l’épidémie de la peste

Pour appuyer la riposte face à l’épidémie de la peste, de nouveaux matériels et équipements ont été remis ce jour par les partenaires internationaux comme l’ OMS Madagascar​ et USAID Madagascar​ et l’ UNICEFMadagascar​ en présence de la Présidence de la République de Madagascar​ pour aider le gouvernement à renforcer les actions de riposte face à l’épidémie de peste. Les détails sur les photos

Un Représentant Spécial du Secrétaire Général à Madagascar

Antananarivo le 2 octobre, M. Haile Menkerios, Représentant Spécial du Secrétaire Général, Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) est arrivé à Madagascar dans l’après midi. Venu en mission de suivi dans le cadre de l’appui des Nations Unies au processus électoral, il a été accueilli par Madame Violette Kakyomya Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar. Il a été ensuite reçu en audience par le Ministre des Affaires Etrangères par intérim SEM. Rivo Rakotovao avant de rencontrer le Président de la République SEM. Hery Rajaonarimampianina au palais d’Etat d’Iavoloha. Dans la matinée du 3 octobre, il a rencontré le Représentant du FMI, l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud ainsi que le Président de la CENI. Les différentes rencontres se sont déroulées à huit clos. Sa visite durera 4 jours au cours de laquelle ils rencontrera des Chefs d’institutions et différentes entités. Le Représentant Spécial du Secrétaire Général, Mr Haile Menkerios, a été nommé Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) en 2013. Auparavant, il a été Envoyé Spécial pour le Soudan et le Sud-Soudan et, en tant que Représentant Spécial et Chef de la mission de l’ONU au Soudan ; Assistant au Secrétaire Général chargé des Affaires Politiques ; et Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire général pour la République Démocratique de Congo. De 1991 à 2000, M. Menkerios a représenté le Gouvernement de l’Érythrée en tant qu’Ambassadeur de l’Éthiopie et de l’OUA, Envoyé spécial en Somalie et dans la région des Grands Lacs ; et en tant que Représentant permanent auprès de l’ONU.

Crédits photos : Hery Nirina Razafindralambo

Amélioration significative de la situation humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar

Ambovombe – Ce 25 août 2017, une visite conjointe de deux jours a été effectuée pour constater l’amélioration significative de la situation humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar. C’était également l’occasion de faire le suivi des différents projets multisectoriels dans le cadre de la réponse aux effets de la sécheresse, dont le projet conjoint intitulé « Soutien à la réponse humanitaire et aux activités de relèvement précoce aux personnes les plus vulnérable en situation d’insécurité alimentaire sévère, touchées par la sécheresse dans la région d’Androy, Grand Sud de Madagascar », financé par le Gouvernement japonais. La délégation comprenait le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Madagascar, Madame Violette Kakyomya, accompagnée de chefs d’agences du Système des Nations Unies, du Ministre-Conseiller et Chef de bureau de l’Ambassade de Norvège, Monsieur Johan Meyer, du Premier Conseiller de l’Ambassade du Japon, Monsieur Yorio Ito, ainsi que du Secrétaire Exécutif du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) Monsieur Thierry Venty.
Au programme, 7 sites dans les districts d’Amboasary et d’Ambovombe ont été visités par les officiels, incluant le Centre de Santé de Base d’Ambondro et l’EPP Anatirova, la piste rurale réhabilitée Erada-Ambovombe, le Programme FIAVOTA (Transfert monétaire d’urgence -), le champs Bevala avec l’appui aux petits producteurs, la rivière Mandrare et son système de captage d’eau par pipeline à Amboasary, Tsarapioke et la production de semences à grande échelle. Une présentation du premier bulletin sur les déplacements de la population (DTM) et du projet d’extension du bureau du BNGRC a également été faite au Bureau de la coordination locale.
Cette visite conjointe a été précédée, une semaine auparavant, d’un atelier de trois jours sur les leçons apprises des réponses au phénomène climatique El Nino dans le Sud de Madagascar, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’Aide Humanitaire.
En effet, Madagascar, comme sept autres pays d’Afrique Australe, a fait face à trois années successives de sècheresse, aggravées par le phénomène El Nino au cours de la campagne agricole 2015-2016. La sécheresse a fortement affecté les régions semi-arides des régions Atsimo Andrefana, Androy et Anosy, zones où vivent 1,7 millions de personnes. Presqu’un million de personnes avaient besoin d’une assistance humanitaire immédiate entre 2016 et 2017, selon les résultats de l’IPC. Ces personnes étaient classées dans les phases qualifiées d’urgence (phase 4) et de crise (phase 3).
Dans ce contexte, un plan de réponse humanitaire a été élaboré en février 2016 et révisé en octobre 2016 pour couvrir la période allant jusqu’en juin 2017. Ce plan a été mis en œuvre avec un budget total de 154,9 millions de dollars américains que les contributions du Gouvernement et de ses partenaires ont permis de couvrir à 65%. Par ailleurs, un Plan de Relèvement et Résilience (PRR) a été développé et va couvrir jusqu’en 2019. Le budget du PRR est de 189 millions de dollars, mis en œuvre et financé à 4% à ce jour. Ces deux plans ont été conjointement élaborés avec le Gouvernement Malagasy à travers le BNGRC avec l’appui du Système des Nations Unies et de l’ensemble de l’Equipe Humanitaire Pays.
Par ailleurs, la saison des pluies a été favorable à l’agriculture en 2016 et 2017 dans la plupart des districts du Grand Sud. Grâce à la combinaison de ces bonnes précipitations et des interventions, la situation humanitaire s’est améliorée par rapport aux deux années précédentes. L’analyse IPC menée en juin 2017 a révélé que pour la période de juin à septembre 2017, aucun district ne sera classifié en phase urgence contre trois districts et quatre communes de Taolagnaro l’année dernière à la même période. En effet, environ 400 000 personnes seront en phase crise et phase urgence dans tous les districts contre 850 000 personnes en 2016, soit 25% de la population totale de la zone. Les récentes enquêtes nutritionnelles SMART ont révélé un taux de malnutrition aiguë sévère en dessous du seuil d’urgence de 3% dans huit districts, trois districts au-dessus du seuil d’alerte de la malnutrition aiguë globale (MAG) de 10 % et cinq districts en dessous du seuil d’alerte de la MAG. Les résultats de l’IPC pour la malnutrition aiguë menée en juillet 2017 ont classé cinq districts en phase 2 (alerte) et les trois autres districts en phase 3 (sérieux).
Cependant, les acteurs humanitaires reconnaissent qu’il y a encore plus de 410 000 personnes toujours en IPC phase 3 et 4, soit 25% de la population totale des trois régions du Sud, pour la période de juin à septembre 2017 (selon le résultat de l’analyse IPC menée en juin 2017), pour lesquelles une assistance humanitaire d’urgence sera requise. Pour les populations en insécurité alimentaire modérée, la Stratégie de relèvement et de résilience devra être renforcée pour assurer le continuum entre l’humanitaire et le développement. Plus de 73% de la population des neuf districts affectés continuent d’utiliser des points d’eau non améliorés ; la santé des populations les plus vulnérables reste à risque, principalement celles qui vivent dans des zones difficilement accessibles (plus de 10 km des centres de santé), et la vigilance reste de rigueur pour les districts en Phase 3 pour éviter un nouveau basculement en phase d’Urgence (Phase 4). Tout cela est fragilisé par la vulnérabilité structurelle et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique qui frappe le Grand Sud. En effet, l’atelier de leçons apprises post-El Niño a sorti les grandes conclusions suivantes :
L’élaboration au niveau du Grand Sud d’un manuel de procédures de coordination, en cohérence avec le manuel disponible au niveau national
La mise à disposition des ressources suffisantes pour la coordination : bureau de coordination par région, espaces suffisantes, capacités des personnels, etc
La conduite d’une planification pluriannuelle intégrant les dimensions humanitaire, développement, protection sociale et relèvement
En attendant, le maintien mais avec une révision du Plan de Relèvement et ce Résilience comme outil de transition, la poursuite des actions humanitaires surtout pour les zones encore classées en phase Urgence, et la révision du plan de contingence sècheresse
La vulgarisation et la traduction de tous ces outils de planification en documents opérationnels pour les acteurs sur place, en tenant compte des capacités de mise en œuvre de ces acteurs ainsi que des capacités de résilience de la communauté.
L’opérationnalisation de la stratégie de communication pour le Grand Sud
L’appropriation et la pérennisation en termes de budget de fonctionnement et des ressources humaines du système d’alerte précoce et des autres systèmes d’information une fois relancés
L’actualisation de la cartographie de toutes les interventions dans le Grand sud.
Dans la continuité de ces recommandations, la mise en œuvre du PRR, en soutien aux plans régionaux de développement en cours de révision, constitue une priorité et certains projets viennent de démarrer. Ce plan vise à maximiser les efforts humanitaires mis en place depuis la crise, mais surtout à s’attaquer aux causes structurelles de vulnérabilité des populations et des institutions. Parmi ces causes figurent la difficulté d’accès à l’eau, les systèmes agricoles défaillants, les faibles opportunités d’emploi, la dégradation de l’environnement, le mauvais état des routes, le manque de capacités des collectivités locales décentralisées. Ainsi, la proposition programmatique du Système des Nations Unies et de ses partenaires ministériels, avec le soutien des partenaires, consiste à promouvoir et développer une transition entre les interventions humanitaires avec celles de développement, via un relèvement résilient des ménages vulnérables et des institutions. Le projet conjoint financé par le Gouvernement japonais qui se focalise dans la région d’Androy, région la plus affectée par cette crise, au profit de 750 000 personnes, figure à titre d’exemple. La relance du système d’alerte précoce, interrompu depuis 2011, fait également partie de ce projet. Le projet de protection sociale continue ainsi que celui de relèvement économique.
Le BNGRC et l’Equipe Humanitaire Pays, présidée par le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies remercient tous les partenaires qui ont contribué directement ou indirectement aux financements de l’aide humanitaire apportée aux populations affectées. L’appel à plus de mobilisation de ressources en faveur de la population du Grand Sud auprès des acteurs et partenaires sensibles au développement durable du pays est toutefois essentiel pour i) continuer à sauver des vies dans certaines zones localisées, ii) renforcer la résilience de la population qui vit dans cette zone à sécheresse cyclique, et enfin iii) mettre en œuvre des projets structurants pour soutenir un développement durable.

Journée du staff de l’ONU 2016

À l’occasion de la 1ère Journée du personnel de l’ONU, le système des Nations Unies a organisé une journée récréative le 25 octobre à Batou Beach Ambohimanambola. Tous les membres du personnel ont été porté un polo ODD pour marquer le thème « A 71 ans, 17 Objectfs ». Le représentant du personnel a fait un présentation sur les préoccupations et les besoins du personnel.
La coordonnatrice résidente, Mme Violet Kakyomya dans son discours a reconnu le travail acharné fait par le personnel pour améliorer la vie de la population. Elle a mentionné que même nous, sommes confrontés à des complications de procédures pour nos organisations et d’autres difficultés, mais que nous devons rester unis et capitaliser ce que nous avons de mieux. La journée a commencé avec une sensibilisation sur l’initiative Going Green qui consiste dans le recyclage de papier et les limitations des émissions de carbone. Puis, les tournois de basket-ball, de football et de volleyball ont commencé. Le CINU Antananarivo a fourni les trophées remis aux équipes gagnantes durant le déjeuner