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LE SECRETAIRE-GENERAL A LA RECEPTION A L’OCCASION DE LA JOURNEE DES NATIONS UNIES

Bangui

Le 24 Octobre 2017

C’était pour moi un devoir de venir célébrer la Journée mondiale des Nations unies en Centrafrique.

Un devoir de solidarité vis-à-vis du peuple centrafricain et des autorités démocratiques légitimes du pays.

Le succès de la paix, de la démocratie, des droits de l’homme en Centrafrique est le succès de la communauté internationale, le succès des Nations unies. Nous y sommes complètement engagés à vos côtés et je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, toute ma solidarité et toute la solidarité de l’Organisation des Nations unies.

Dans un monde où, malheureusement, il y a des troubles un peu partout, qui vit maintenant des menaces nucléaires, pour la première fois après des décennies, qui est complètement absorbé par le développement de nouvelles crises, il y a une tendance à oublier des situations comme celle de la Centrafrique. La Centrafrique est quelquefois trop loin, ou n’est pas une menace. Les terroristes ne sortent pas de Centrafrique. Et cela fait que la communauté internationale quelques fois ne s’applique suffisamment, ne s’engage suffisamment, ne mobilise suffisamment les ressources et capacités pour aider la Centrafrique à surmonter les difficultés réelles que votre pays subit en ce moment.

Et cette visite est une visite pour avertir la communauté internationale, et pour dire qu’il y a une opportunité pour la paix en Centrafrique. Il y a une opportunité pour la réconciliation en Centrafrique. Mais il faut que la communauté internationale s’engage. Et il faut qu’elle mobilise les ressources nécessaires pour vous appuyer dans la reconstruction du pays et dans la promotion de la paix et la réconciliation.

Nous suivons avec un énorme intérêt la politique d’ouverture que vous avez déclenchée, le dialogue que vous avez développé. Nous suivons aussi avec beaucoup d’intérêt l’engagement de l’Union africaine – notre partenaire essentiel pour les questions africaines. Nous sommes entièrement à vos côtés. Et nous demandons à la communauté internationale plus de solidarité vis-à-vis de la Centrafrique. D’ailleurs il y aura des questions concrètes. Nous sommes en ce moment, en nous adressant au Conseil de sécurité, […] demandant une augmentation de la force onusienne pour qu’elle puisse, avec des capacités accrues, appuyer d’une façon plus efficace vos démarches pour la sécurité dans le pays. Et j’espère que la communauté internationale nous appuiera.

Et cette visite est aussi une contribution pour donner à la communauté internationale une vision claire qu’il y a un problème, mais qu’il y a une opportunité et qu’il faut qu’elle s’engage.

Mais il y a aussi une deuxième opportunité pour cette visite. Et c’est d’être aussi avec mes collègues les Casques bleus. Nous avons aujourd’hui une situation dans le monde ou les opérations de [maintien] de la paix font face à des défis nouveaux. Il faut maintenir la paix dans des endroits où la paix n’existe [pas] entièrement. Il faut protéger les civils. Mais face à une prolifération de groupes armés, de milices qui ne respectent pas du tout les droits de l’homme.

Il faut en même temps coopérer pour que les processus politiques puissent avoir du succès. Mais pour cela il faut garantir une sécurité, qui dans les circonstances comme celles que nous vivons au Mali, en Centrafrique et dans d’autres pays, sont vraiment un défi qu’il faut surmonter. Et je voulais aussi être aux côtés de nos Casques bleus en Centrafrique pendant cette Journée mondiale des Nations unies pour leur exprimer [la fierté] que j’ai d’être leur collègue et tout mon appui [face] à leur courage, à leur contribution pour que notre monde soit un monde plus humain, soit un monde ou les droits soient plus respectés.

Nous sommes ici… je suis venu aussi avec […] la Secrétaire générale [adjointe] chargée d’être la voix des victimes, parce que parfois il y a des abus aussi dans l’action des forces de [maintien] de la paix, comme toutes les autres forces dans le monde, mais avec cette volonté de transmettre que les forces de [maintien] de la paix des Nations unies sont aux côtés du peuple centrafricain et qu’elles veulent contribuer pour que la réconciliation et la paix soient un succès dans votre pays.

Je profite de cette occasion, Monsieur le Président, pour vous remercier de votre accueil et de l’accueil chaleureux du peuple centrafricain. Un accueil tellement chaleureux qu’à un moment donné j’ai commis une petite violation des règles de protocole et je me suis adressé directement au peuple. Et j’ai senti cette chaleur, cet esprit de solidarité, cet esprit de paix et de réconciliation. C’est le peuple qui nous guide et je crois que, acceptant cette volonté très nette du peuple centrafricain de construire le futur du pays en paix, en sécurité, en démocratie, nous allons travailler ensemble avec encore plus d’enthousiasme, et j’en suis sûr nous allons réussir à transformer ce pays en une réalité d’un pays qui soit un pays exemplaire pour le continent africain et pour le monde.

Merci Monsieur le Président.

L’OMS et la Croix Rouge pour l’enterrement digne et sécurisé

Antananarivo, le 19 octobre – Le représentant de l’OMS et le Président de la Croix rouge Malagasy ont procédé à la signature du protocole de convention entre l’OMS et la Croix Rouge dans la salle de conférence du 1er étage de la maison commune des Nations Unies Galaxy Andraharo.
La cérémonie de signature a eu lieu en présence du Président mondial de la croix rouge et du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies. La convention entre les deux parties porte sur l’enterrement digne et sécurisé des victimes de la peste.
Des présentations sur la situation actuelle et la prise en charge ainsi que le protocole sur l’enterrement digne et sécurisé ont eu lieu avant la signature proprement dite. Des experts venant du siège et du bureau régional de l’OMS sont venus en appui pour mieux faire face à la riposte.

Informations du 18 /10/2017
12/22 régions sont touchées. 23/114 districts ont rapportés des cas de peste dont 11/114 confirmés.
Jusqu’à maintenant on compte 1032 cas dont 333 nouveaux cas. 695 cas de peste pulmonaire et 247 cas de peste bubonique et 1 cas de peste septicémique. 89 décès ont été enregistrés dont 47 décès pour la peste pulmonaire et 22 pour la peste bubonique.

Pour la prise en charge 4080 contacts ont été suivis dont 1706 sont à la fin du suivi cette semaine. Ceci facilite le rupture de la chaîne de transmission. En effet la riposte tourne autour de quatre piliers: l’interruption de la chaîne de transmission, le soin des patients , la prévention de la propagation et l’efficacité du système de coordination.

Dans le plan de riposte, le BNGCR assure la coordination. Il y a également la cellule de crise au niveau du Ministère de la santé, 5 commissions ont été mises en place avec les task forces multisectorielles et les clusters .
1800 agents communautaires ont été formés et suivi par 340 superviseurs.
Une surveillance et un contrôle sanitaire ont été mis en place au niveau aéroportuaires.
09 centres de traitements ont également été mis en place dont 06 à Antananarivo, 01 à Tomasina, 01 à Fénérive Est et 01 à Fianarantsoa. Deux autres seront bientôt mis en place dont 01 à Antananarivo et 01 à Antsirabe.
10 ambulances sont opérationnelles dont une à Tamatave et 9 à Antananarivo.
Des mobilisations sociales à travers des messages clés ont été menées et une ligne verte 910 est à la disposition des usagers.
Afin de mieux s’approcher du public, des briefings des journalistes ont été organisés et des campagne de désinfections et de dératisation ont été aussi menées.
La mobilisation des ressources, le renforcement de la coordination, la question sur comment combler le gap logistique et le renforcement de la surveillance constituent les défis majeurs qui reste à surmonter.
Le SNU lance la collaboration avec tous les partenaires afin de stopper la propagation de l’épidémie.

Réponse à l’épidémie de la peste


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Pour appuyer la riposte face à l’épidémie de la peste, de nouveaux matériels et équipements ont été remis ce jour par les partenaires internationaux comme l’ OMS Madagascar​ et USAID Madagascar​ et l’ UNICEFMadagascar​ en présence de la Présidence de la République de Madagascar​ pour aider le gouvernement à renforcer les actions de riposte face à l’épidémie de peste. Les détails sur les photos

Un Représentant Spécial du Secrétaire Général à Madagascar


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Antananarivo le 2 octobre, M. Haile Menkerios, Représentant Spécial du Secrétaire Général, Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) est arrivé à Madagascar dans l’après midi. Venu en mission de suivi dans le cadre de l’appui des Nations Unies au processus électoral, il a été accueilli par Madame Violette Kakyomya Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar. Il a été ensuite reçu en audience par le Ministre des Affaires Etrangères par intérim SEM. Rivo Rakotovao avant de rencontrer le Président de la République SEM. Hery Rajaonarimampianina au palais d’Etat d’Iavoloha. Dans la matinée du 3 octobre, il a rencontré le Représentant du FMI, l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud ainsi que le Président de la CENI. Les différentes rencontres se sont déroulées à huit clos. Sa visite durera 4 jours au cours de laquelle ils rencontrera des Chefs d’institutions et différentes entités. Le Représentant Spécial du Secrétaire Général, Mr Haile Menkerios, a été nommé Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) en 2013. Auparavant, il a été Envoyé Spécial pour le Soudan et le Sud-Soudan et, en tant que Représentant Spécial et Chef de la mission de l’ONU au Soudan ; Assistant au Secrétaire Général chargé des Affaires Politiques ; et Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire général pour la République Démocratique de Congo. De 1991 à 2000, M. Menkerios a représenté le Gouvernement de l’Érythrée en tant qu’Ambassadeur de l’Éthiopie et de l’OUA, Envoyé spécial en Somalie et dans la région des Grands Lacs ; et en tant que Représentant permanent auprès de l’ONU.

Crédits photos : Hery Nirina Razafindralambo

Amélioration significative de la situation humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar

Ambovombe – Ce 25 août 2017, une visite conjointe de deux jours a été effectuée pour constater l’amélioration significative de la situation humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar. C’était également l’occasion de faire le suivi des différents projets multisectoriels dans le cadre de la réponse aux effets de la sécheresse, dont le projet conjoint intitulé « Soutien à la réponse humanitaire et aux activités de relèvement précoce aux personnes les plus vulnérable en situation d’insécurité alimentaire sévère, touchées par la sécheresse dans la région d’Androy, Grand Sud de Madagascar », financé par le Gouvernement japonais. La délégation comprenait le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Madagascar, Madame Violette Kakyomya, accompagnée de chefs d’agences du Système des Nations Unies, du Ministre-Conseiller et Chef de bureau de l’Ambassade de Norvège, Monsieur Johan Meyer, du Premier Conseiller de l’Ambassade du Japon, Monsieur Yorio Ito, ainsi que du Secrétaire Exécutif du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) Monsieur Thierry Venty.
Au programme, 7 sites dans les districts d’Amboasary et d’Ambovombe ont été visités par les officiels, incluant le Centre de Santé de Base d’Ambondro et l’EPP Anatirova, la piste rurale réhabilitée Erada-Ambovombe, le Programme FIAVOTA (Transfert monétaire d’urgence -), le champs Bevala avec l’appui aux petits producteurs, la rivière Mandrare et son système de captage d’eau par pipeline à Amboasary, Tsarapioke et la production de semences à grande échelle. Une présentation du premier bulletin sur les déplacements de la population (DTM) et du projet d’extension du bureau du BNGRC a également été faite au Bureau de la coordination locale.
Cette visite conjointe a été précédée, une semaine auparavant, d’un atelier de trois jours sur les leçons apprises des réponses au phénomène climatique El Nino dans le Sud de Madagascar, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’Aide Humanitaire.
En effet, Madagascar, comme sept autres pays d’Afrique Australe, a fait face à trois années successives de sècheresse, aggravées par le phénomène El Nino au cours de la campagne agricole 2015-2016. La sécheresse a fortement affecté les régions semi-arides des régions Atsimo Andrefana, Androy et Anosy, zones où vivent 1,7 millions de personnes. Presqu’un million de personnes avaient besoin d’une assistance humanitaire immédiate entre 2016 et 2017, selon les résultats de l’IPC. Ces personnes étaient classées dans les phases qualifiées d’urgence (phase 4) et de crise (phase 3).
Dans ce contexte, un plan de réponse humanitaire a été élaboré en février 2016 et révisé en octobre 2016 pour couvrir la période allant jusqu’en juin 2017. Ce plan a été mis en œuvre avec un budget total de 154,9 millions de dollars américains que les contributions du Gouvernement et de ses partenaires ont permis de couvrir à 65%. Par ailleurs, un Plan de Relèvement et Résilience (PRR) a été développé et va couvrir jusqu’en 2019. Le budget du PRR est de 189 millions de dollars, mis en œuvre et financé à 4% à ce jour. Ces deux plans ont été conjointement élaborés avec le Gouvernement Malagasy à travers le BNGRC avec l’appui du Système des Nations Unies et de l’ensemble de l’Equipe Humanitaire Pays.
Par ailleurs, la saison des pluies a été favorable à l’agriculture en 2016 et 2017 dans la plupart des districts du Grand Sud. Grâce à la combinaison de ces bonnes précipitations et des interventions, la situation humanitaire s’est améliorée par rapport aux deux années précédentes. L’analyse IPC menée en juin 2017 a révélé que pour la période de juin à septembre 2017, aucun district ne sera classifié en phase urgence contre trois districts et quatre communes de Taolagnaro l’année dernière à la même période. En effet, environ 400 000 personnes seront en phase crise et phase urgence dans tous les districts contre 850 000 personnes en 2016, soit 25% de la population totale de la zone. Les récentes enquêtes nutritionnelles SMART ont révélé un taux de malnutrition aiguë sévère en dessous du seuil d’urgence de 3% dans huit districts, trois districts au-dessus du seuil d’alerte de la malnutrition aiguë globale (MAG) de 10 % et cinq districts en dessous du seuil d’alerte de la MAG. Les résultats de l’IPC pour la malnutrition aiguë menée en juillet 2017 ont classé cinq districts en phase 2 (alerte) et les trois autres districts en phase 3 (sérieux).
Cependant, les acteurs humanitaires reconnaissent qu’il y a encore plus de 410 000 personnes toujours en IPC phase 3 et 4, soit 25% de la population totale des trois régions du Sud, pour la période de juin à septembre 2017 (selon le résultat de l’analyse IPC menée en juin 2017), pour lesquelles une assistance humanitaire d’urgence sera requise. Pour les populations en insécurité alimentaire modérée, la Stratégie de relèvement et de résilience devra être renforcée pour assurer le continuum entre l’humanitaire et le développement. Plus de 73% de la population des neuf districts affectés continuent d’utiliser des points d’eau non améliorés ; la santé des populations les plus vulnérables reste à risque, principalement celles qui vivent dans des zones difficilement accessibles (plus de 10 km des centres de santé), et la vigilance reste de rigueur pour les districts en Phase 3 pour éviter un nouveau basculement en phase d’Urgence (Phase 4). Tout cela est fragilisé par la vulnérabilité structurelle et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique qui frappe le Grand Sud. En effet, l’atelier de leçons apprises post-El Niño a sorti les grandes conclusions suivantes :
L’élaboration au niveau du Grand Sud d’un manuel de procédures de coordination, en cohérence avec le manuel disponible au niveau national
La mise à disposition des ressources suffisantes pour la coordination : bureau de coordination par région, espaces suffisantes, capacités des personnels, etc
La conduite d’une planification pluriannuelle intégrant les dimensions humanitaire, développement, protection sociale et relèvement
En attendant, le maintien mais avec une révision du Plan de Relèvement et ce Résilience comme outil de transition, la poursuite des actions humanitaires surtout pour les zones encore classées en phase Urgence, et la révision du plan de contingence sècheresse
La vulgarisation et la traduction de tous ces outils de planification en documents opérationnels pour les acteurs sur place, en tenant compte des capacités de mise en œuvre de ces acteurs ainsi que des capacités de résilience de la communauté.
L’opérationnalisation de la stratégie de communication pour le Grand Sud
L’appropriation et la pérennisation en termes de budget de fonctionnement et des ressources humaines du système d’alerte précoce et des autres systèmes d’information une fois relancés
L’actualisation de la cartographie de toutes les interventions dans le Grand sud.
Dans la continuité de ces recommandations, la mise en œuvre du PRR, en soutien aux plans régionaux de développement en cours de révision, constitue une priorité et certains projets viennent de démarrer. Ce plan vise à maximiser les efforts humanitaires mis en place depuis la crise, mais surtout à s’attaquer aux causes structurelles de vulnérabilité des populations et des institutions. Parmi ces causes figurent la difficulté d’accès à l’eau, les systèmes agricoles défaillants, les faibles opportunités d’emploi, la dégradation de l’environnement, le mauvais état des routes, le manque de capacités des collectivités locales décentralisées. Ainsi, la proposition programmatique du Système des Nations Unies et de ses partenaires ministériels, avec le soutien des partenaires, consiste à promouvoir et développer une transition entre les interventions humanitaires avec celles de développement, via un relèvement résilient des ménages vulnérables et des institutions. Le projet conjoint financé par le Gouvernement japonais qui se focalise dans la région d’Androy, région la plus affectée par cette crise, au profit de 750 000 personnes, figure à titre d’exemple. La relance du système d’alerte précoce, interrompu depuis 2011, fait également partie de ce projet. Le projet de protection sociale continue ainsi que celui de relèvement économique.
Le BNGRC et l’Equipe Humanitaire Pays, présidée par le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies remercient tous les partenaires qui ont contribué directement ou indirectement aux financements de l’aide humanitaire apportée aux populations affectées. L’appel à plus de mobilisation de ressources en faveur de la population du Grand Sud auprès des acteurs et partenaires sensibles au développement durable du pays est toutefois essentiel pour i) continuer à sauver des vies dans certaines zones localisées, ii) renforcer la résilience de la population qui vit dans cette zone à sécheresse cyclique, et enfin iii) mettre en œuvre des projets structurants pour soutenir un développement durable.

Journée du staff de l’ONU 2016


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À l’occasion de la 1ère Journée du personnel de l’ONU, le système des Nations Unies a organisé une journée récréative le 25 octobre à Batou Beach Ambohimanambola. Tous les membres du personnel ont été porté un polo ODD pour marquer le thème « A 71 ans, 17 Objectfs ». Le représentant du personnel a fait un présentation sur les préoccupations et les besoins du personnel.
La coordonnatrice résidente, Mme Violet Kakyomya dans son discours a reconnu le travail acharné fait par le personnel pour améliorer la vie de la population. Elle a mentionné que même nous, sommes confrontés à des complications de procédures pour nos organisations et d’autres difficultés, mais que nous devons rester unis et capitaliser ce que nous avons de mieux. La journée a commencé avec une sensibilisation sur l’initiative Going Green qui consiste dans le recyclage de papier et les limitations des émissions de carbone. Puis, les tournois de basket-ball, de football et de volleyball ont commencé. Le CINU Antananarivo a fourni les trophées remis aux équipes gagnantes durant le déjeuner

Concours photo sur les ODD

Pour sensibiliser sur les ODD, un concours de photos est organisée par le CINU Tokyo et l’Université Sophia, avec la collaboration spéciale de Getty Images sur le thème « Ma vue sur les objectifs de développement durable (ODD) ». Ce concours est ouvert aux étudiants de tous les pays! Le thème du concours est d’encourager les élèves à « réfléchir sur les objectifs de développement durable, de communiquer leurs sentiments dans une photographie et le partager avec beaucoup d’autres personnes. » Pour y participer, suivez le lien :

https://competitions.gettyimages.com/…/sustainablede…/submitOverview

 

Date butoir : 19 septembre 2016

Le Secrétaire général a rencontré Son Excellence M. Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, 11 mai 2016

Le Secrétaire général a rencontré Son Excellence M. Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar. Le Secrétaire général a félicité le Gouvernement et le peuple malgache pour les progrès réalisés depuis la fin de la transition. Il a appelé à davantage de dialogue et à la réconciliation dans le pays.

Ils ont également discuté de la situation des droits de l’homme et humanitaire dans le pays, la mise en œuvre des objectifs de développement durable, et des questions liées au changement climatique. Ils ont également évoqué la situation politique interne et des efforts de consolidation de la paix à Madagascar.

Le Secrétaire général et le Président ont également échangé sur la participation de Madagascar au Sommet Humanitaire Mondial et au Sommet de Haut niveau sur les réfugiés et les migrants. Le Secrétaire général a souligné l’importance de la prévention contre la montée de l’extrémisme violent.

 The UN SG offers a gift to the President

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE AVEC S. E. M. HERY RAJAONARIMAMPIANINA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE AVEC S. E. M. HERY RAJAONARIMAMPIANINA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR

Antananarivo, le 11 mai 2016

Manao ahoana e! [« Bonjour »]

Je suis très heureux de visiter pour la première fois ce beau pays en tant que Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.

Je tiens à remercier le Gouvernement et le peuple malgaches de leur accueil très chaleureux.

J’ai eu à plusieurs reprises des réunions fructueuses avec des acteurs nationaux et internationaux, dont le Président de la République, les Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, des membres du corps diplomatique, l’équipe de pays des Nations Unies, des partenaires de développement, des organisations de la société civile et des dirigeants d’entreprise. J’ai également eu l’honneur de prononcer un discours devant le Parlement.

À chaque fois, j’ai mis l’accent sur la construction d’un avenir nouveau.

Comme chacun sait, Madagascar se heurte à de nombreuses difficultés, notamment la pauvreté et la sous-nutrition. Le pays dispose pourtant d’importantes ressources naturelles et d’une diversité biologique extraordinaire. En outre, ses habitants ne demandent qu’à réaliser leur potentiel.

Au Congrès, j’ai félicité les parlementaires pour leur dynamisme et leur détermination. Je les ai exhortés à lutter contre la corruption et le trafic d’espèces menacées d’extinction, et à défendre les droits de l’homme. J’ai également insisté sur le fait qu’ils avaient la responsabilité de promouvoir l’intégration et la participation.

L’instauration d’un climat de confiance, de liberté et d’équité sera bénéfique à tous les Malgaches.

Dans toutes mes réunions, j’ai parlé de la situation politique du pays et de la nécessité de promouvoir un développement sans exclusion et la primauté des droits de l’homme. J’ai souligné qu’en aucun cas, on ne pouvait justifier des violations des droits de l’homme par des opérations militaires.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 peut aider Madagascar à entrevoir un nouvel avenir. Je me félicite qu’il reçoive le soutien d’un grand nombre de représentants de l’État et de partenaires de développement. L’Organisation fera tout son possible pour aider le pays à atteindre les objectifs de développement durable.

Je me réjouis également que Madagascar fasse partie des plus de 175 pays qui ont signé l’Accord de Paris sur les changements climatiques. J’ai demandé instamment au Parlement de le ratifier sans tarder.

Il est extrêmement important que le pays reste sur la voie de la réconciliation nationale et bâtisse une paix durable.

La bonne gouvernance, le principe de responsabilité et la stabilité jouent un rôle essentiel dans le développement durable.

Je suis convaincu qu’avec sagesse et détermination, Madagascar peut ouvrir la voie à un avenir meilleur pour tous ses citoyens et tenir une place plus importante sur la scène mondiale, sous la direction de Mr. Le Président.

Mesdames et Messieurs,

Après les Seychelles et Maurice, Madagascar est la dernière étape de mon voyage dans trois pays de l’océan Indien.

J’ai été ébloui par la beauté spectaculaire de la nature et davantage encore par la générosité de la population.

Ces trois pays ont tout à gagner des objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris et du prochain Sommet mondial sur l’action humanitaire organisé à Istanbul, Turquie.

Finalement, je suis très touché par vos mots envers moi. Après mon mandat en tant que Secrétaire général, je [tiendrai] un rôle en tant qu’Honorary Ambassador’ pour votre pays.

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL — DISCOURS PRONONCÉ À L’OCCASION DU CONGRÈS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE ET PARUTION DU RAPPORT SUR LE COÛT DE LA FAIM À MADAGASCAR

UNSG speech at Senate and Parliament

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

DISCOURS PRONONCÉ À L’OCCASION DU CONGRÈS DU SÉNAT ET DE L’ASSEMBLÉE ET PARUTION DU RAPPORT SUR LE COÛT DE LA FAIM À MADAGASCAR
Antananarivo, 11 mai 2016

Manao ahoana tompoko! [« Bonjour. »]

Faly aho tonga eto Madagasikara. Misaotra indrindra amin’ny fandraisana mahafam-po.
[Je suis très heureux d’être à Madagascar. Merci de votre accueil.]

Je tiens à remercier le Gouvernement et le peuple malgaches pour leur chaleureux accueil dans ce pays magnifique.

C’est pour moi un grand honneur de m’adresser au Congrès du Sénat et de l’Assemblée.

Je suis particulièrement heureux de prendre la parole devant ce Parlement, car les élections que vous avez tenues l’année dernière ont marqué une étape importante en mettant fin à cinq années de crise politique.

Je salue le travail ardu que l’Assemblée nationale a accompli seule durant deux années et me félicite de la récente reconstitution du Sénat.

Ce nouveau départ intervient au moment crucial où le monde s’engage dans l’exécution du nouveau Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Madagascar fait partie du très grand nombre de pays – 177 actuellement – qui ont signé l’Accord de Paris sur les changements climatiques à New York, le mois dernier.

Je vous engage à tirer le meilleur parti des possibilités qui s’offrent en progressant dans la réalisation des objectifs de développement durable et en ratifiant l’Accord de Paris dès que possible.

Je suis très encouragé par la promesse du Président du Sénat de ratifier cet Accord de Paris sur le changement climatique le plus tot possible. Merci Monsieur le Président.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Madagascar se trouve à la croisée des chemins.

Des obstacles colossaux devront être surmontés, mais les chances à saisir seront plus grandes encore.

La généralisation de la pauvreté est préoccupante.

La croissance économique est faible, le taux de chômage élevé.

L’accès à l’eau est l’un des plus difficiles au monde.

Seuls trois enfants sur dix ici terminent l’école primaire.

Ils devraient être en classe, en train d’apprendre, et non ailleurs en train de travailler.

Environ un Malgache sur trois ne sait pas lire.

Je me félicite de la politique nationale de la jeunesse que le Gouvernement a adoptée l’année dernière.

L’Organisation des Nations Unies se tient à vos côtés pour la mettre en pratique. Mon Envoyé pour la jeunesse, M. Ahmad Alhendawi, sera votre interlocuteur.

Ensemble, nous nous efforcerons de donner aux jeunes de ce grand pays les moyens de se prendre en charge.

Nous sommes prêts à aider toute la population de Madagascar.

Ici, la plupart des communautés manquent de dispensaires et n’ont pas accès à l’eau salubre ni à d’autres services de base. La majorité des enfants ne fréquentent jamais l’école secondaire. Et de nombreuses personnes n’ont pas accès à la justice.

Les catastrophes naturelles font des ravages. La population souffre des dommages causés par les cyclones, les inondations et les criquets.

Ce Parlement possède la légitimité démocratique nécessaire pour aider Madagascar à relever les défis qui l’attendent.

Vous pouvez mettre fin à la corruption qui gangrène la société malgache.

Vous pouvez contribuer à la lutte contre le trafic des richesses naturelles.

Vous assumerez ainsi pleinement votre responsabilité devant les électeurs.

Nous sommes réunis dans un édifice somptueux, aux structures robustes.

Cependant, ce ne sont pas les bâtiments qui rendent les institutions robustes – ce sont les gens.

L’histoire est écrite par des personnes résolues, courageuses et fidèles à leurs principes.

La population de Madagascar a les yeux rivés sur vous.

Les agriculteurs et les pêcheurs, les mères et les étudiants, les commerçants et les conducteurs de taxi, les hommes et les femmes – toutes et tous méritent de jouir pleinement de leurs libertés fondamentales et d’un progrès durable.

Les opérations militaires ne justifieront jamais les atteintes aux droits de l’homme, pas plus ici qu’ailleurs. La torture n’a pas sa place dans notre monde moderne, et Madagascar ne fait pas exception. Je vous engage instamment à faire cesser toutes les violations des droits, notamment les actes de vindicte populaire et les exécutions extrajudiciaires.

Vous avez le devoir de protéger le droit à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et à la liberté d’association de votre peuple.

Une société dynamique et libre de ses mouvements est indispensable pour progresser.

Je félicite Madagascar d’avoir aboli la peine de mort. Je salue la création par le Gouvernement de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme. Je vous engage vivement à la rendre opérationnelle. Je compte également sur vous pour faire de même avec la Haute Cour de justice, le Haut Conseil national pour la défense de la démocratie et de l’état de droit, et d’autres institutions.

Vous gagnerez ainsi la confiance du public et jetterez les bases du progrès collectif.

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Je lance aujourd’hui un appel au dialogue et à l’ouverture.

Nous savons l’importance que les Malgaches attachent à la notion du fihavanana (“Fee-ha-va-nan”), qui évoque l’amitié, la parenté et l’interdépendance et traduit un esprit de solidarité.

L’occasion vous est donnée de mettre cette notion en pratique.

Son Excellence le Président s’est engagé à édifier une nation moderne et prospère.

L’Organisation des Nations Unies vous apportera son aide dans l’accomplissement des objectifs de développement durable, qui visent à assurer une vie de dignité à tous.

Alors que nous progressons vers un avenir meilleur, je vous engage à favoriser l’ouverture et à approfondir la réconciliation et la participation. Tout le monde y gagne lorsqu’un climat de confiance, de liberté et de justice est mis en place.

Madagascar doit gérer de façon viable sa merveilleuse biodiversité et faire en sorte que toute la population profite de ses richesses.

Ce pays est l’un des plus riches au monde en termes de biodiversité. Il a la chance de posséder de nombreuses ressources naturelles. Lorsqu’on donne aux gens les moyens d’utiliser leur potentiel, on leur permet de bâtir un nouvel avenir.

Il importe particulièrement d’autonomiser les femmes. J’espère que vous œuvrerez pour mettre fin aux pratiques traditionnelles néfastes. Je vous engage également à prendre des mesures spéciales pour accroître la participation des femmes à la vie politique.

Messieurs les présidents,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Je remercie le réseau très actif des femmes parlementaires qui défendent ici la cause de la nutrition.

Madagascar est membre de l’initiative « Renforcer la nutrition » que j’ai lancée, « Scale Up Nutrition » en anglais.

Je salue l’engagement que vous avez pris dans ce domaine.

La nutrition ne consiste pas seulement à nourrir la population. Il faut aussi accorder toute l’attention nécessaire à la santé, à l’agriculture, à l’éducation, à l’autonomisation des femmes et à l’accès à l’eau.

Elle demande aussi la participation de partenaires, notamment d’entreprises, de donateurs et de membres de la société civile.

Aujourd’hui paraît officiellement le rapport de l’ONU sur le coût de la faim à Madagascar.

Le tableau qui y est brossé est alarmant. Près d’un enfant malgache sur deux souffre d’un retard de croissance.

C’est une tragédie pour la population et un désastre pour le développement.

La dénutrition coûte à Madagascar plus de 3,300 milliards d’Ariary soit plus d’un milliard et demi de dollars par an, c’est-à-dire près de 15 pour cent de son PIB.

Le bilan humain est incommensurable.

Je vous invite à vous engager de façon plus ferme encore à mettre fin à la dénutrition et à consacrer davantage de ressources à cette fin.

Je compte sur vous pour définir au niveau national un ensemble minimal de services de nutrition essentiels et établir un plan d’action pour le généraliser.

L’Organisation des Nations Unies sera votre partenaire indéfectible dans cette entreprise.

Messieurs les présidents,
Mesdames et Messieurs,

La regrettée Gisèle Rabesahala était une grande dame de Madagascar et un exemple pour le monde entier.

Elle est entrée en politique alors qu’elle n’avait que 17 ans. Elle a combattu le colonialisme et défendu les pauvres. Elle a été la première femme ministre de Madagascar.

Elle a déclaré un jour « Si on ne sait pas d’où on vient, on ne sait pas où on va ».

Je vous invite à garder ces paroles à l’esprit, à apprendre les leçons de votre histoire et à construire un avenir meilleur pour tous.

Misaotra betsaka tompoko! [« Merci. »]