Archives de l’auteur : Rija Emadisson

La liberté de la presse, garante de la paix, de la justice et du respect des droits de l’homme

La liberté de la presse est la garante de la paix, de la justice et du respect des droits de l’homme partout dans le monde. Elle est un pilier indispensable de toute société transparente et démocratique et met les forces au pouvoir face à leur responsabilités. Elle est essentielle au développement durable. Les journalistes et les professionnels des médias nous tiennent informés de l’actualité locale et mondiale et nous renseignent sur la marche du monde. Ils rendent au public un service inestimable. Des lois qui défendent le journalisme indépendant, la liberté d’expression et le droit à l’information doivent être adoptées, appliquées et respectées. Ceux qui s’en prennent aux journalistes doivent être traduits en justice. Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, je demande aux gouvernements de faire davantage pour que la liberté de la presse soit respectée et les journalistes protégés. En soutenant la liberté de la presse, nous défendons notre droit à la vérité. Je vous remercie.

Readout of the Secretary-General’s telephone call with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar The Secretary-General spoke with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar, this morning. The Secretary-General reiterated his call for political dialogue, offered his good offices, and agreed with the President to dispatch his Special Adviser, Mr. Abdoulaye Bathily, to Madagascar immediately. Mr. Bathily will work closely with the African Union and the Southern African Development Community. The Secretary-General calls on all stakeholders to extend their support and cooperate with his Special Adviser in the discharge of his duties. New York, 27 April 2018

Readout of the Secretary-General’s telephone call with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar

The Secretary-General spoke with H.E. Mr. Hery Rajaonarimampianina, President of Madagascar, this morning.  The Secretary-General reiterated his call for political dialogue, offered his good offices, and agreed with the President to dispatch his Special Adviser, Mr. Abdoulaye Bathily, to Madagascar immediately.  Mr. Bathily will work closely with the African Union and the Southern African Development Community.  The Secretary-General calls on all stakeholders to extend their support and cooperate with his Special Adviser in the discharge of his duties.
 
New York, 27 April 2018

Déclaration du Système des Nations Unies à Madagascar sur les événements du 21 avril 2018 à Antananarivo, Madagascar.

Système des Nations Unies

 

22 Avril 2018

 

Déclaration du Système des Nations Unies à Madagascar sur les événements du 21 avril 2018 à Antananarivo, Madagascar.

 

A la suite des tristes événements de ce samedi 21 avril dans la ville d’Antananarivo, où de violents affrontements entre d’une part les forces de sécurité et d’autre part les parlementaires de l’opposition et leurs sympathisants qui ont occasionné des morts et des blessés, nous exprimons nos profondes sympathies envers la famille des victimes et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

Nous nous adressons à tous les leaders politiques malgaches, et leur rappeler leur responsabilité pour préserver la paix, la sécurité et le respect des droits humains dans le pays.

En aucune manière, les désaccords politiques ne sauraient justifier des actes qui entraînent des pertes en vies humaines ni des atteintes à l’intégrité physique de la population.

Madagascar vient de sortir d’une crise politique il n’y a pas si longtemps. Les acquis qui ont été enregistrés depuis ces quatre ans et demi, en vue de rétablir l’Etat de droit et le respect des droits de l’Homme, doivent être préservés au profit de tout le peuple de Madagascar.

Nous appelons en conséquence tous les acteurs politiques à privilégier en toute circonstance le dialogue pour résoudre les désaccords. Les Nations Unies et ses partenaires se sont engagés pour les soutenir dans cet effort.

L’Organisation des Nations Unies est impliquée dans l’accompagnement de Madagascar pour la préparation des élections de 2018, en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires. Les acteurs politiques et autres parties prenantes sont  encouragés  tous à  travailler ensemble, dans un climat de respect mutuel et de maturité politique, pour assurer un environnement apaisé pour  des élections libres, transparentes et crédibles dans  l’intérêt du  peuple  Malagasy.

Le système des Nations Unies continuera à travailler pour soutenir Madagascar dans ce processus démocratique. Nous   comptons sur le peuple Malgache et son attachement aux valeurs de démocratie de respect des droits humains et de culture de fihavanana pour préserver la paix et soutenir le développement du pays.

 

Génocide, plus jamais !

Les murs du Ministère des Affaires Étrangères, à Anosy, ont abrité ce 20 avril 2018 la 24ème commémoration du génocide commis, en 1994, contre les Tutsis au Rwanda. La cérémonie a compté la présence des Autorités Gouvernementales, des membres du Corps Diplomatique, de la Société civile et des jeunes universitaires malagasy. Organisée par la Communauté Rwandaise à Madagascar, avec le soutien du Ministère des Affaires Étrangères et du Système des Nations Unies à Madagascar, cette journée a été un cadre de recueillement, de mémoire, et de réflexion sur les atrocités perpétrées au Rwanda il y’a 24 ans de cela. La cérémonie a débuté par l’accueil des invités par le Ministre des Affaires Étrangères, suivie d’une minute de silence ainsi que d’une prière en la mémoire des plus de 800 000 hommes et femmes Tutsis, Hutus modérés et Twa qui ont perdus la vie pendant cette sombre période. Des cierges ont été allumés par les participants afin de symboliser l’âme des disparus et l’importance du souvenir. Ensuite, l’allocution du Coordinateur Résident des Nations Unies à Madagascar, Madame Violette Kakyomya, a permis de partager avec l’assistance le message de Monsieur Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, à l’occasion de la 24e commémoration du génocide du Rwanda. De ce message, il est utile de retenir la responsabilité de tous les peuples car « il est impératif que nous conjuguions nos efforts pour empêcher que de telles atrocités se reproduisent » afin que « ce qui s’est produit au Rwanda ne se reproduise jamais, là ou ailleurs ». Le représentant de la Communauté Rwandaise à Madagascar, Dr. Jovith Ndahinyuka, a remercié le gouvernement d’avoir accueilli cette cérémonie au sein du Ministère des Affaires Étrangères. Au cours de son allocution, il a par ailleurs expliqué la démarche de résilience du peuple Rwanda qui a réussi à se relever de ces massacres et à vivre ensemble en forgeant une nation unie et prospère. Enfin, les allocutions de Monsieur Henry RABARY-NJAKA, Ministre des Affaires Étrangères a également permis de partager la solidarité de l’État malgache avec le peuple rwandais, mais aussi d’inciter le peuple malgache, en particulier les jeunes, à demeurer des artisans de la paix et de la résolution pacifique des conflits.

L’Esclavage : triomphes et luttes !

Se Souvenir des Enfants de l’Holocauste

Students from all over the world were invited to express their empathy and hope through the creation of a butterfly. The museum has collected butterflies of all sizes and shapes. The butterfly exhibit connects a new generation of young people to the memory of children who did not survive the Holocaust.
The Papillon project aims to teach social responsibility, respect for diversity and the importance of human rights. In the words of one of the students who participated in the project: « I want to make a difference in the world, one butterfly at a time »

Madagascar has adopted the concept of the Butterfly Project as part of the Commemoration of Holocaust Victims. The students received a history of the Holocaust after which they expressed their thoughts about this horrific event in the history of humanity.

 

MODELISATION DES NATIONS UNIES : Sur la trace des grands

Le MNU connu sous le nom anglais MODEL UN sur l’EPU (Examen périodique universel) sur le cas de Madagascar a été expérimenté par les étudiants de la capitale au cours du mois de décembre.   Les participants ont simulé la dernière session pour Madagascar et examiné quelques recommandations sur la peine de mort, l’éducation, la violence envers les femmes, l’accès aux soins. Différents pays comme La France, Djibouti, l’Afrique du Sud, les États-Unis, le Japon, le Ghana, la Norvège et l’Allemagne ont été représentés. Ils ont cité ces recommandations et ont reproduit fidèlement les interventions d’après le Rapport du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel (Conseil des droits de l’homme, Vingt‑huitième session, Point 6 de l’ordre du jour, Examen périodique universel). A leur jeune âge, les étudiants sont déjà sur la trace des grands défenseurs des Droits de l’homme.

DE NOUVELLES METHODES POUR TRANSMETTRE LES DROITS HUMAINS

Dans le cadre de la célébration de la Journée des Droits de l’Homme, le CINU Antananarivo a organisé un atelier pour les étudiants sur « La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ». Les articles 1, 4, 19 et 26 ont été examinés et débattus. De courtes séquences liées au contenu des articles ont été choisies : égalité, esclavage, liberté d’expression et droit à l’éducation.

D’autres méthodes plus interactives ont été choisies par les animateurs pour mieux susciter les réactions des participants. Les conclusions comprenaient la promotion des droits de l’homme dans les zones rurales avec des adaptations de la DUDH, la réforme de la politique éducative.

Projet PHEDER, une réussite communautaire

Le Projet Pico Hydro Electricité au service du Développement Rural contribue à la mise en oeuvre du Programme national d’électrificaction rurale à Madagascar. Grâce à la centrale située à une dizaine de kilomêtre d’Amboasary Nord, les villageois jouissent de l’électricité. L’urbanisme et la modernité s’installent grâce à l’électrification : ateliers de soudure, salons de coiffure, épiceries de glaces et de surgelés, sans compter le câble dans les foyers. Outre les apports techniques et financiers des bailleurs, le projet Pheder est avant tout une réussite communautaire car près de la moitié des ressources est issue de la communauté d’Amboasary nord, incluant la main d’oeuvre, la provision et l’acheminement des matériaux, sans parler du reboisement des alentours du site. Cette initiative communautaire est appuyée par le GEF/SGP qui soutient les communautés dans leurs efforts pour parvenir à des moyens de subsistance plus durables est non seulement possible, mais extrêmement important pour apporter des changements et obtenir des avantages environnementaux mondiaux

LE SECRETAIRE-GENERAL A LA RECEPTION A L’OCCASION DE LA JOURNEE DES NATIONS UNIES

Bangui

Le 24 Octobre 2017

C’était pour moi un devoir de venir célébrer la Journée mondiale des Nations unies en Centrafrique.

Un devoir de solidarité vis-à-vis du peuple centrafricain et des autorités démocratiques légitimes du pays.

Le succès de la paix, de la démocratie, des droits de l’homme en Centrafrique est le succès de la communauté internationale, le succès des Nations unies. Nous y sommes complètement engagés à vos côtés et je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, toute ma solidarité et toute la solidarité de l’Organisation des Nations unies.

Dans un monde où, malheureusement, il y a des troubles un peu partout, qui vit maintenant des menaces nucléaires, pour la première fois après des décennies, qui est complètement absorbé par le développement de nouvelles crises, il y a une tendance à oublier des situations comme celle de la Centrafrique. La Centrafrique est quelquefois trop loin, ou n’est pas une menace. Les terroristes ne sortent pas de Centrafrique. Et cela fait que la communauté internationale quelques fois ne s’applique suffisamment, ne s’engage suffisamment, ne mobilise suffisamment les ressources et capacités pour aider la Centrafrique à surmonter les difficultés réelles que votre pays subit en ce moment.

Et cette visite est une visite pour avertir la communauté internationale, et pour dire qu’il y a une opportunité pour la paix en Centrafrique. Il y a une opportunité pour la réconciliation en Centrafrique. Mais il faut que la communauté internationale s’engage. Et il faut qu’elle mobilise les ressources nécessaires pour vous appuyer dans la reconstruction du pays et dans la promotion de la paix et la réconciliation.

Nous suivons avec un énorme intérêt la politique d’ouverture que vous avez déclenchée, le dialogue que vous avez développé. Nous suivons aussi avec beaucoup d’intérêt l’engagement de l’Union africaine – notre partenaire essentiel pour les questions africaines. Nous sommes entièrement à vos côtés. Et nous demandons à la communauté internationale plus de solidarité vis-à-vis de la Centrafrique. D’ailleurs il y aura des questions concrètes. Nous sommes en ce moment, en nous adressant au Conseil de sécurité, […] demandant une augmentation de la force onusienne pour qu’elle puisse, avec des capacités accrues, appuyer d’une façon plus efficace vos démarches pour la sécurité dans le pays. Et j’espère que la communauté internationale nous appuiera.

Et cette visite est aussi une contribution pour donner à la communauté internationale une vision claire qu’il y a un problème, mais qu’il y a une opportunité et qu’il faut qu’elle s’engage.

Mais il y a aussi une deuxième opportunité pour cette visite. Et c’est d’être aussi avec mes collègues les Casques bleus. Nous avons aujourd’hui une situation dans le monde ou les opérations de [maintien] de la paix font face à des défis nouveaux. Il faut maintenir la paix dans des endroits où la paix n’existe [pas] entièrement. Il faut protéger les civils. Mais face à une prolifération de groupes armés, de milices qui ne respectent pas du tout les droits de l’homme.

Il faut en même temps coopérer pour que les processus politiques puissent avoir du succès. Mais pour cela il faut garantir une sécurité, qui dans les circonstances comme celles que nous vivons au Mali, en Centrafrique et dans d’autres pays, sont vraiment un défi qu’il faut surmonter. Et je voulais aussi être aux côtés de nos Casques bleus en Centrafrique pendant cette Journée mondiale des Nations unies pour leur exprimer [la fierté] que j’ai d’être leur collègue et tout mon appui [face] à leur courage, à leur contribution pour que notre monde soit un monde plus humain, soit un monde ou les droits soient plus respectés.

Nous sommes ici… je suis venu aussi avec […] la Secrétaire générale [adjointe] chargée d’être la voix des victimes, parce que parfois il y a des abus aussi dans l’action des forces de [maintien] de la paix, comme toutes les autres forces dans le monde, mais avec cette volonté de transmettre que les forces de [maintien] de la paix des Nations unies sont aux côtés du peuple centrafricain et qu’elles veulent contribuer pour que la réconciliation et la paix soient un succès dans votre pays.

Je profite de cette occasion, Monsieur le Président, pour vous remercier de votre accueil et de l’accueil chaleureux du peuple centrafricain. Un accueil tellement chaleureux qu’à un moment donné j’ai commis une petite violation des règles de protocole et je me suis adressé directement au peuple. Et j’ai senti cette chaleur, cet esprit de solidarité, cet esprit de paix et de réconciliation. C’est le peuple qui nous guide et je crois que, acceptant cette volonté très nette du peuple centrafricain de construire le futur du pays en paix, en sécurité, en démocratie, nous allons travailler ensemble avec encore plus d’enthousiasme, et j’en suis sûr nous allons réussir à transformer ce pays en une réalité d’un pays qui soit un pays exemplaire pour le continent africain et pour le monde.

Merci Monsieur le Président.