Archives de l’auteur : Rija Emadisson

Projet PHEDER, une réussite communautaire


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Le Projet Pico Hydro Electricité au service du Développement Rural contribue à la mise en oeuvre du Programme national d’électrificaction rurale à Madagascar. Grâce à la centrale située à une dizaine de kilomêtre d’Amboasary Nord, les villageois jouissent de l’électricité. L’urbanisme et la modernité s’installent grâce à l’électrification : ateliers de soudure, salons de coiffure, épiceries de glaces et de surgelés, sans compter le câble dans les foyers. Outre les apports techniques et financiers des bailleurs, le projet Pheder est avant tout une réussite communautaire car près de la moitié des ressources est issue de la communauté d’Amboasary nord, incluant la main d’oeuvre, la provision et l’acheminement des matériaux, sans parler du reboisement des alentours du site. Cette initiative communautaire est appuyée par le GEF/SGP qui soutient les communautés dans leurs efforts pour parvenir à des moyens de subsistance plus durables est non seulement possible, mais extrêmement important pour apporter des changements et obtenir des avantages environnementaux mondiaux

LE SECRETAIRE-GENERAL A LA RECEPTION A L’OCCASION DE LA JOURNEE DES NATIONS UNIES

Bangui

Le 24 Octobre 2017

C’était pour moi un devoir de venir célébrer la Journée mondiale des Nations unies en Centrafrique.

Un devoir de solidarité vis-à-vis du peuple centrafricain et des autorités démocratiques légitimes du pays.

Le succès de la paix, de la démocratie, des droits de l’homme en Centrafrique est le succès de la communauté internationale, le succès des Nations unies. Nous y sommes complètement engagés à vos côtés et je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, toute ma solidarité et toute la solidarité de l’Organisation des Nations unies.

Dans un monde où, malheureusement, il y a des troubles un peu partout, qui vit maintenant des menaces nucléaires, pour la première fois après des décennies, qui est complètement absorbé par le développement de nouvelles crises, il y a une tendance à oublier des situations comme celle de la Centrafrique. La Centrafrique est quelquefois trop loin, ou n’est pas une menace. Les terroristes ne sortent pas de Centrafrique. Et cela fait que la communauté internationale quelques fois ne s’applique suffisamment, ne s’engage suffisamment, ne mobilise suffisamment les ressources et capacités pour aider la Centrafrique à surmonter les difficultés réelles que votre pays subit en ce moment.

Et cette visite est une visite pour avertir la communauté internationale, et pour dire qu’il y a une opportunité pour la paix en Centrafrique. Il y a une opportunité pour la réconciliation en Centrafrique. Mais il faut que la communauté internationale s’engage. Et il faut qu’elle mobilise les ressources nécessaires pour vous appuyer dans la reconstruction du pays et dans la promotion de la paix et la réconciliation.

Nous suivons avec un énorme intérêt la politique d’ouverture que vous avez déclenchée, le dialogue que vous avez développé. Nous suivons aussi avec beaucoup d’intérêt l’engagement de l’Union africaine – notre partenaire essentiel pour les questions africaines. Nous sommes entièrement à vos côtés. Et nous demandons à la communauté internationale plus de solidarité vis-à-vis de la Centrafrique. D’ailleurs il y aura des questions concrètes. Nous sommes en ce moment, en nous adressant au Conseil de sécurité, […] demandant une augmentation de la force onusienne pour qu’elle puisse, avec des capacités accrues, appuyer d’une façon plus efficace vos démarches pour la sécurité dans le pays. Et j’espère que la communauté internationale nous appuiera.

Et cette visite est aussi une contribution pour donner à la communauté internationale une vision claire qu’il y a un problème, mais qu’il y a une opportunité et qu’il faut qu’elle s’engage.

Mais il y a aussi une deuxième opportunité pour cette visite. Et c’est d’être aussi avec mes collègues les Casques bleus. Nous avons aujourd’hui une situation dans le monde ou les opérations de [maintien] de la paix font face à des défis nouveaux. Il faut maintenir la paix dans des endroits où la paix n’existe [pas] entièrement. Il faut protéger les civils. Mais face à une prolifération de groupes armés, de milices qui ne respectent pas du tout les droits de l’homme.

Il faut en même temps coopérer pour que les processus politiques puissent avoir du succès. Mais pour cela il faut garantir une sécurité, qui dans les circonstances comme celles que nous vivons au Mali, en Centrafrique et dans d’autres pays, sont vraiment un défi qu’il faut surmonter. Et je voulais aussi être aux côtés de nos Casques bleus en Centrafrique pendant cette Journée mondiale des Nations unies pour leur exprimer [la fierté] que j’ai d’être leur collègue et tout mon appui [face] à leur courage, à leur contribution pour que notre monde soit un monde plus humain, soit un monde ou les droits soient plus respectés.

Nous sommes ici… je suis venu aussi avec […] la Secrétaire générale [adjointe] chargée d’être la voix des victimes, parce que parfois il y a des abus aussi dans l’action des forces de [maintien] de la paix, comme toutes les autres forces dans le monde, mais avec cette volonté de transmettre que les forces de [maintien] de la paix des Nations unies sont aux côtés du peuple centrafricain et qu’elles veulent contribuer pour que la réconciliation et la paix soient un succès dans votre pays.

Je profite de cette occasion, Monsieur le Président, pour vous remercier de votre accueil et de l’accueil chaleureux du peuple centrafricain. Un accueil tellement chaleureux qu’à un moment donné j’ai commis une petite violation des règles de protocole et je me suis adressé directement au peuple. Et j’ai senti cette chaleur, cet esprit de solidarité, cet esprit de paix et de réconciliation. C’est le peuple qui nous guide et je crois que, acceptant cette volonté très nette du peuple centrafricain de construire le futur du pays en paix, en sécurité, en démocratie, nous allons travailler ensemble avec encore plus d’enthousiasme, et j’en suis sûr nous allons réussir à transformer ce pays en une réalité d’un pays qui soit un pays exemplaire pour le continent africain et pour le monde.

Merci Monsieur le Président.

L’OMS et la Croix Rouge pour l’enterrement digne et sécurisé

Antananarivo, le 19 octobre – Le représentant de l’OMS et le Président de la Croix rouge Malagasy ont procédé à la signature du protocole de convention entre l’OMS et la Croix Rouge dans la salle de conférence du 1er étage de la maison commune des Nations Unies Galaxy Andraharo.
La cérémonie de signature a eu lieu en présence du Président mondial de la croix rouge et du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies. La convention entre les deux parties porte sur l’enterrement digne et sécurisé des victimes de la peste.
Des présentations sur la situation actuelle et la prise en charge ainsi que le protocole sur l’enterrement digne et sécurisé ont eu lieu avant la signature proprement dite. Des experts venant du siège et du bureau régional de l’OMS sont venus en appui pour mieux faire face à la riposte.

Informations du 18 /10/2017
12/22 régions sont touchées. 23/114 districts ont rapportés des cas de peste dont 11/114 confirmés.
Jusqu’à maintenant on compte 1032 cas dont 333 nouveaux cas. 695 cas de peste pulmonaire et 247 cas de peste bubonique et 1 cas de peste septicémique. 89 décès ont été enregistrés dont 47 décès pour la peste pulmonaire et 22 pour la peste bubonique.

Pour la prise en charge 4080 contacts ont été suivis dont 1706 sont à la fin du suivi cette semaine. Ceci facilite le rupture de la chaîne de transmission. En effet la riposte tourne autour de quatre piliers: l’interruption de la chaîne de transmission, le soin des patients , la prévention de la propagation et l’efficacité du système de coordination.

Dans le plan de riposte, le BNGCR assure la coordination. Il y a également la cellule de crise au niveau du Ministère de la santé, 5 commissions ont été mises en place avec les task forces multisectorielles et les clusters .
1800 agents communautaires ont été formés et suivi par 340 superviseurs.
Une surveillance et un contrôle sanitaire ont été mis en place au niveau aéroportuaires.
09 centres de traitements ont également été mis en place dont 06 à Antananarivo, 01 à Tomasina, 01 à Fénérive Est et 01 à Fianarantsoa. Deux autres seront bientôt mis en place dont 01 à Antananarivo et 01 à Antsirabe.
10 ambulances sont opérationnelles dont une à Tamatave et 9 à Antananarivo.
Des mobilisations sociales à travers des messages clés ont été menées et une ligne verte 910 est à la disposition des usagers.
Afin de mieux s’approcher du public, des briefings des journalistes ont été organisés et des campagne de désinfections et de dératisation ont été aussi menées.
La mobilisation des ressources, le renforcement de la coordination, la question sur comment combler le gap logistique et le renforcement de la surveillance constituent les défis majeurs qui reste à surmonter.
Le SNU lance la collaboration avec tous les partenaires afin de stopper la propagation de l’épidémie.

Réponse à l’épidémie de la peste


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Pour appuyer la riposte face à l’épidémie de la peste, de nouveaux matériels et équipements ont été remis ce jour par les partenaires internationaux comme l’ OMS Madagascar​ et USAID Madagascar​ et l’ UNICEFMadagascar​ en présence de la Présidence de la République de Madagascar​ pour aider le gouvernement à renforcer les actions de riposte face à l’épidémie de peste. Les détails sur les photos

Un Représentant Spécial du Secrétaire Général à Madagascar


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Antananarivo le 2 octobre, M. Haile Menkerios, Représentant Spécial du Secrétaire Général, Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) est arrivé à Madagascar dans l’après midi. Venu en mission de suivi dans le cadre de l’appui des Nations Unies au processus électoral, il a été accueilli par Madame Violette Kakyomya Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar. Il a été ensuite reçu en audience par le Ministre des Affaires Etrangères par intérim SEM. Rivo Rakotovao avant de rencontrer le Président de la République SEM. Hery Rajaonarimampianina au palais d’Etat d’Iavoloha. Dans la matinée du 3 octobre, il a rencontré le Représentant du FMI, l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud ainsi que le Président de la CENI. Les différentes rencontres se sont déroulées à huit clos. Sa visite durera 4 jours au cours de laquelle ils rencontrera des Chefs d’institutions et différentes entités. Le Représentant Spécial du Secrétaire Général, Mr Haile Menkerios, a été nommé Chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) en 2013. Auparavant, il a été Envoyé Spécial pour le Soudan et le Sud-Soudan et, en tant que Représentant Spécial et Chef de la mission de l’ONU au Soudan ; Assistant au Secrétaire Général chargé des Affaires Politiques ; et Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire général pour la République Démocratique de Congo. De 1991 à 2000, M. Menkerios a représenté le Gouvernement de l’Érythrée en tant qu’Ambassadeur de l’Éthiopie et de l’OUA, Envoyé spécial en Somalie et dans la région des Grands Lacs ; et en tant que Représentant permanent auprès de l’ONU.

Crédits photos : Hery Nirina Razafindralambo

Amélioration significative de la situation humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar

Ambovombe – Ce 25 août 2017, une visite conjointe de deux jours a été effectuée pour constater l’amélioration significative de la situation humanitaire dans le Grand Sud de Madagascar. C’était également l’occasion de faire le suivi des différents projets multisectoriels dans le cadre de la réponse aux effets de la sécheresse, dont le projet conjoint intitulé « Soutien à la réponse humanitaire et aux activités de relèvement précoce aux personnes les plus vulnérable en situation d’insécurité alimentaire sévère, touchées par la sécheresse dans la région d’Androy, Grand Sud de Madagascar », financé par le Gouvernement japonais. La délégation comprenait le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Madagascar, Madame Violette Kakyomya, accompagnée de chefs d’agences du Système des Nations Unies, du Ministre-Conseiller et Chef de bureau de l’Ambassade de Norvège, Monsieur Johan Meyer, du Premier Conseiller de l’Ambassade du Japon, Monsieur Yorio Ito, ainsi que du Secrétaire Exécutif du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC) Monsieur Thierry Venty.
Au programme, 7 sites dans les districts d’Amboasary et d’Ambovombe ont été visités par les officiels, incluant le Centre de Santé de Base d’Ambondro et l’EPP Anatirova, la piste rurale réhabilitée Erada-Ambovombe, le Programme FIAVOTA (Transfert monétaire d’urgence -), le champs Bevala avec l’appui aux petits producteurs, la rivière Mandrare et son système de captage d’eau par pipeline à Amboasary, Tsarapioke et la production de semences à grande échelle. Une présentation du premier bulletin sur les déplacements de la population (DTM) et du projet d’extension du bureau du BNGRC a également été faite au Bureau de la coordination locale.
Cette visite conjointe a été précédée, une semaine auparavant, d’un atelier de trois jours sur les leçons apprises des réponses au phénomène climatique El Nino dans le Sud de Madagascar, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’Aide Humanitaire.
En effet, Madagascar, comme sept autres pays d’Afrique Australe, a fait face à trois années successives de sècheresse, aggravées par le phénomène El Nino au cours de la campagne agricole 2015-2016. La sécheresse a fortement affecté les régions semi-arides des régions Atsimo Andrefana, Androy et Anosy, zones où vivent 1,7 millions de personnes. Presqu’un million de personnes avaient besoin d’une assistance humanitaire immédiate entre 2016 et 2017, selon les résultats de l’IPC. Ces personnes étaient classées dans les phases qualifiées d’urgence (phase 4) et de crise (phase 3).
Dans ce contexte, un plan de réponse humanitaire a été élaboré en février 2016 et révisé en octobre 2016 pour couvrir la période allant jusqu’en juin 2017. Ce plan a été mis en œuvre avec un budget total de 154,9 millions de dollars américains que les contributions du Gouvernement et de ses partenaires ont permis de couvrir à 65%. Par ailleurs, un Plan de Relèvement et Résilience (PRR) a été développé et va couvrir jusqu’en 2019. Le budget du PRR est de 189 millions de dollars, mis en œuvre et financé à 4% à ce jour. Ces deux plans ont été conjointement élaborés avec le Gouvernement Malagasy à travers le BNGRC avec l’appui du Système des Nations Unies et de l’ensemble de l’Equipe Humanitaire Pays.
Par ailleurs, la saison des pluies a été favorable à l’agriculture en 2016 et 2017 dans la plupart des districts du Grand Sud. Grâce à la combinaison de ces bonnes précipitations et des interventions, la situation humanitaire s’est améliorée par rapport aux deux années précédentes. L’analyse IPC menée en juin 2017 a révélé que pour la période de juin à septembre 2017, aucun district ne sera classifié en phase urgence contre trois districts et quatre communes de Taolagnaro l’année dernière à la même période. En effet, environ 400 000 personnes seront en phase crise et phase urgence dans tous les districts contre 850 000 personnes en 2016, soit 25% de la population totale de la zone. Les récentes enquêtes nutritionnelles SMART ont révélé un taux de malnutrition aiguë sévère en dessous du seuil d’urgence de 3% dans huit districts, trois districts au-dessus du seuil d’alerte de la malnutrition aiguë globale (MAG) de 10 % et cinq districts en dessous du seuil d’alerte de la MAG. Les résultats de l’IPC pour la malnutrition aiguë menée en juillet 2017 ont classé cinq districts en phase 2 (alerte) et les trois autres districts en phase 3 (sérieux).
Cependant, les acteurs humanitaires reconnaissent qu’il y a encore plus de 410 000 personnes toujours en IPC phase 3 et 4, soit 25% de la population totale des trois régions du Sud, pour la période de juin à septembre 2017 (selon le résultat de l’analyse IPC menée en juin 2017), pour lesquelles une assistance humanitaire d’urgence sera requise. Pour les populations en insécurité alimentaire modérée, la Stratégie de relèvement et de résilience devra être renforcée pour assurer le continuum entre l’humanitaire et le développement. Plus de 73% de la population des neuf districts affectés continuent d’utiliser des points d’eau non améliorés ; la santé des populations les plus vulnérables reste à risque, principalement celles qui vivent dans des zones difficilement accessibles (plus de 10 km des centres de santé), et la vigilance reste de rigueur pour les districts en Phase 3 pour éviter un nouveau basculement en phase d’Urgence (Phase 4). Tout cela est fragilisé par la vulnérabilité structurelle et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique qui frappe le Grand Sud. En effet, l’atelier de leçons apprises post-El Niño a sorti les grandes conclusions suivantes :
L’élaboration au niveau du Grand Sud d’un manuel de procédures de coordination, en cohérence avec le manuel disponible au niveau national
La mise à disposition des ressources suffisantes pour la coordination : bureau de coordination par région, espaces suffisantes, capacités des personnels, etc
La conduite d’une planification pluriannuelle intégrant les dimensions humanitaire, développement, protection sociale et relèvement
En attendant, le maintien mais avec une révision du Plan de Relèvement et ce Résilience comme outil de transition, la poursuite des actions humanitaires surtout pour les zones encore classées en phase Urgence, et la révision du plan de contingence sècheresse
La vulgarisation et la traduction de tous ces outils de planification en documents opérationnels pour les acteurs sur place, en tenant compte des capacités de mise en œuvre de ces acteurs ainsi que des capacités de résilience de la communauté.
L’opérationnalisation de la stratégie de communication pour le Grand Sud
L’appropriation et la pérennisation en termes de budget de fonctionnement et des ressources humaines du système d’alerte précoce et des autres systèmes d’information une fois relancés
L’actualisation de la cartographie de toutes les interventions dans le Grand sud.
Dans la continuité de ces recommandations, la mise en œuvre du PRR, en soutien aux plans régionaux de développement en cours de révision, constitue une priorité et certains projets viennent de démarrer. Ce plan vise à maximiser les efforts humanitaires mis en place depuis la crise, mais surtout à s’attaquer aux causes structurelles de vulnérabilité des populations et des institutions. Parmi ces causes figurent la difficulté d’accès à l’eau, les systèmes agricoles défaillants, les faibles opportunités d’emploi, la dégradation de l’environnement, le mauvais état des routes, le manque de capacités des collectivités locales décentralisées. Ainsi, la proposition programmatique du Système des Nations Unies et de ses partenaires ministériels, avec le soutien des partenaires, consiste à promouvoir et développer une transition entre les interventions humanitaires avec celles de développement, via un relèvement résilient des ménages vulnérables et des institutions. Le projet conjoint financé par le Gouvernement japonais qui se focalise dans la région d’Androy, région la plus affectée par cette crise, au profit de 750 000 personnes, figure à titre d’exemple. La relance du système d’alerte précoce, interrompu depuis 2011, fait également partie de ce projet. Le projet de protection sociale continue ainsi que celui de relèvement économique.
Le BNGRC et l’Equipe Humanitaire Pays, présidée par le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies remercient tous les partenaires qui ont contribué directement ou indirectement aux financements de l’aide humanitaire apportée aux populations affectées. L’appel à plus de mobilisation de ressources en faveur de la population du Grand Sud auprès des acteurs et partenaires sensibles au développement durable du pays est toutefois essentiel pour i) continuer à sauver des vies dans certaines zones localisées, ii) renforcer la résilience de la population qui vit dans cette zone à sécheresse cyclique, et enfin iii) mettre en œuvre des projets structurants pour soutenir un développement durable.

Mandela Day 2017


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… prendre 67 minutes de son temps pour aider les autres – une minute pour chaque année que M. Mandela a consacrée au service public. En 67 minutes on peut accomplir un simple geste de solidarité avec le reste de l’humanité et faire un pas en avant en direction du mouvement mondial pour le bien. Le personnel de l’ONU à travers le monde s’implique tous les ans pour montrer son engagement.

Journalisme d’investigation

Une formation des journalistes, compris dans le projet  «  Institutions démocratiques intègres représentatives et crédible à Madagascar » (IDIRC), financé par l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), le Fonds pour la consolidation de la paix et le PNUD (le Programme des Nations Unies pour le Développement), dans le but de renforcer la capacité des journalistes dans le domaine d’investigation, se déroule le 03 au 07 Avril 2017 à l’hôtel « Le Pavé » Antaninarenina.

Des journalistes de plusieurs régions de Madagascar telles que : Boeny, SAVA, Analamanga, Bongolava, Betsimisaraka, Vatovavy Fitovinany, Haute Matsiatra et Atsimo Andrefana    bénéficieront de cette formation. A la suite de quoi, ces participants vont élaborer des articles d’investigation dont, les meilleurs vont paraître dans un magazine piloté par l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM).

Plusieurs sessions de formations comprenant six thématiques différentes, seront mises en exergue pendant ces cinq jours. Ces dernières seront dispensées par plusieurs personnalités dans le monde de la communication dont : Lova RANDRIATAVY, enseignant en Droit et loi des médias à l’Université d’Antananarivo, Alphonse ANDRIAMAHALY  et Lois RASAMOELINA, journaliste sénior et ministère de la Justice, Gérard RAKOTONIRINA, président de l’OJM, Mamy ANDRIATIANA, journaliste et enseignant au SAMIS ESIC ainsi que des coachs de l’OJM.

Le programme se focalisera respectivement sur l’éthique du journalisme, le journalisme de paix, renforcement de la communication entre les journalistes et les forces de Défenses et de Sécurité de Madagascar, Orientation sur le journalisme d’investigation et orientation sur la justice (au choix selon les besoins des participants)

Au terme de ces cinq jours, les organisations de la société civile et les medias  doivent être capable de mener des interpellations et plaidoyers pertinents et responsables.

APPEL A L’AIDE INTERNATIONALE POUR LES VICTIMES DU CYCLONE ENAWO : RENCONTRE DE HAUT NIVEAU ENTRE MADAGASCAR ET LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE


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Antananarivo, 28 mars 2017 – Les locaux de la Maison Commune des Nations Unies à Madagascar ont abrité aujourd’hui une rencontre, par vidéoconférence, entre le gouvernement de Madagascar et les Représentants permanents des Etats membres de l’ONU basés à New York. Ce cadre d’échange de haut niveau a été facilité par le Système des Nations Unies à Madagascar afin de susciter l’intérêt international autour de la mobilisation des 20 millions de dollars nécessaires à l’aide humanitaire en faveur des 250 000 victimes du Cyclone Enawo. Complémentaire à l’appel à l’aide internationale lancé à Madagascar le 23 mars, cette nouvelle rencontre d’un niveau international devrait permettre au pays de mobiliser les ressources nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires de la population affectée suite au passage du cyclone Enawo le 7 mars dernier.

L’assistance présente à Madagascar était constituée de SEM Olivier MAHAFALY SOLONANDRASANA, Premier Ministre et Chef du Gouvernement, et de Madame Violette KAKYOMYA, Coordonnateur  résident du Système des Nations Unies à Madagascar. Une dizaine de Membres du Gouvernement étaient également présents. Depuis New York, la rencontre a été présidée par Monsieur Stephen O’BRIEN, Sous-Secrétaire général de l’ONU aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgences. SEM Zina ANDRIANARIVELO, Ambassadeur de la République de Madagascar auprès des Nations Unies était également présent ainsi que des Représentants permanents des Etats Membres du l’Organisation des Nations Unies l’ONU qui ont répondu nombreux afin de s’enquérir concrètement de la situation humanitaire qui sévit dans le Nord de Madagascar et de proposer un éventuel soutien.

C’est à ce titre que SEM le Premier Ministre et Chef du Gouvernement a réalisé, devant l’audience internationale, un aperçu de la situation actuelle et de l’impact du Cyclone sur les zones touchées, en particulier dans la région de Sava et le district de Maroantsetra et Antalaha, où le Cyclone a été le plus ressenti.

Cette rencontre a été l’occasion pour les pays membres de l’ONU d’exprimer leur solidarité avec le peuple de Madagascar, et de mentionner une fois de plus la vulnérabilité des Etats insulaires face aux chocs et catastrophes.

A la fin de la réunion, le Sous-Secrétaire général de l’ONU aux affaires humanitaires a noté qu’il avait « rarement vu la salle aussi pleine et que cela est la preuve de la solidarité internationale portée à Madagascar » avant d’annoncer officiellement une aide humanitaire de $US5 millions dans le cadre du Central Emergency Response Fund (CERF). Un pas de plus vers le renforcement des activités humanitaires déjà en place.

LE SNU ET SES PARTENAIRES APPELLENT UNE AIDE DE 20 MILLIONS DE DOLLARS POUR 250 000 PERSONNES TOUCHEES PAR LE CYCLONE ENAWO À MADAGASCAR

(Antananarivo, 23mars 2017) – Les Nations Unies et les partenaires humanitaires ont lancé un appel pour une aide de 20 millions de dollars pour faire face aux conséquences dévastatrices du cyclone Enawo à Madagascar.

Le cyclone Enawo a frappé les côtes de Madagascar en tant que un cyclone de catégorie 4, le 7 mars, causant des dégâts considérables à cause des vents violents et des inondations dans le Nord-Est du pays. Entre le 8 et le 10 mars, le cyclone a tracé un arc tout au long de la grande l’île, apportant de fortes pluies et des inondations dans les régions du Centre et du Sud-Est.Au moins un quart de million de personnes dans les zones les plus touchées ont besoin d’une aide humanitaire et d’une protection urgentes pour sauver des vies. Le Gouvernement a déclaré un état de sinistre et a demandé un appui international.

« Tout en réitérant le message de Son Excellence Monsieur Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, malgré le fait que 200 000 kilomètres carré, soit 11 des 22 régions ou 58 districts sur les 119 de Madagascar ont été affectés par le cyclone, Madagascar se ressaisira et ne sera pas laissée à la traîne.Madagascar est confiant qu’ensemble, la communauté internationale, le peuple malgache, le Gouvernement et toutes les parties prenantes, réussiront à surmonter les épreuves engendrées après ENAWO »a déclaré SEM. Bary RAFATROLAZA, vice-ministre des Affaires étrangères de Madagascar, notant que le Bureau National deGestion des Risques et des Catastrophes et les autorités locales distribuent du riz à plus de 9 000 personnes dans la région de Sava et le district de Maroantsetra, où l’impact de la tempête a été le plus ressenti. « Nous sommes bien préparés à protéger nos citoyens en cas de catastrophes naturels, mais compte tenu de l’ampleur des dégâts, nous devons travailler avec nos partenaires internationaux pour sauver autant de vies que possible. »

Les familles les plus vulnérables des zones touchées par le cyclone ont déjà besoin d’aide pour rétablir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, reconstruire les maisons endommagées et remplacer les vivres perdus. Immédiatement après la tempête, les familles ont déclaré n’avoir que deux à trois semaines de nourriture restante, tandis que les cultures qu’ils avaient réussi à planter ont été balayées par les eaux de crue.

Dans certaines régions, les pertes agricoles atteignent jusqu’à 85 pour cent des cultures de subsistance, alors que plus de 1300 puits – la principale source d’eau des ménages – sont inondés et contaminés. Les dommages causés au niveau des infrastructures de santé et d’éducation sont importants, avec plus de 100 centres de santé et 3 300 salles de classe ont été endommagés.Sur les quelques 250 000 personnes qui ont cherché refuge dans les centres d’évacuation pendant la tempête, plus de 5 300 des plus vulnérables restent dans les sites de déplacements, n’ayant aucun foyer où retourner.

« Les Nations Unies saluent le leadership du gouvernement de Madagascar, à la fois pour évacuer les populations menacées par la tempête avant son arrivée et pour mobiliser la riposte nationale et internationale au cyclone », a déclaré VioletteKakyomya, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Madagascar. «Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités nationales et locales pour répondre aux besoins des personnes touchées par la tempête.», a-t-elle ajouté.

En plus de fournir une assistance en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène à 168 000 personnes, 20 millions de dollars serviront à financer une aide alimentaire à 170 000 personnes et aideront plus de 230 000 agriculteurs dans le repiquage des cultures perdues et le remplacement du bétail disparu. Quelques 20 000 familles qui ont perdu leur maison ont besoin d’un refuge d’urgence et plus de 100 000 enfants dont l’accès à la scolarité a été compromis par des dommages causés par les tempêtes quelques jours auparavant, ont besoin d’espaces d’apprentissage temporaires.