Riposte contre la rougeole

LES NATIONS UNIES AUX COTES DU GOUVERNEMENT MALGACHE ET FAIT DU PLAIDOYER  POUR LUTTER CONTRE LA ROUGEOLE

Dans le cadre de l’organisation de la riposte contre l’épidémie de la rougeole, une réunion s’est tenue le mardi 15 janvier 2018 à la primature, Mahazoarivo sous l’égide de SEM. le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Il s’agit d’une réunion d’échange d’information, de clarification sur la situation actuelle face à cette épidémie de la rougeole. La discussion a été axée sur la situation de l’épidémie, l’état actuel de la riposte, les principaux défis rencontrés,  les besoins et les contributions des parties prenantes.

En effet, une épidémie de rougeole s’est déclarée depuis l’année dernière, plus précisément le 4 octobre 2018 dans le district sanitaire d’Antananarivo Renivohitra. Actuellement, 65 districts sont entrés en épidémie dans les 22 régions.  19 283 cas ont été rapportés dont 370 confirmés IgM+ à la date du 5 janvier 2019. Des actions de mobilisation des ressources ont été menées afin de pouvoir couvrir les besoins en riposte à cette épidémie.

Rappelons que la campagne de vaccination a été lancée le 14 janvier 2019 avec les vaccins disponibles pour les enfants entre 9 mois et 9 ans. Plus de 7 millions d’enfants sont ciblés durant les 3 phases de la campagne. Le fonds nécessaire pour la mise en œuvre est de 3.743.846 $ pour la première phase.  La situation actuelle montre 100% de couverture des besoins avec la contribution du Gouvernement, de l’UNICEF, de l’OMS, du MRI de l’USAID, du CRS et de l’Ambassade de France. Pour la deuxième phase il faut encore 4 024 412 $. Malgré la contribution du gouvernement, l’Union Européenne, l’UNICEF, la COI, la GAVI et l’OMS, il reste encore 790 000 $ à couvrir. La troisième phase avec un coût total de 1 790 000$ nécessite 100 % de ressources.

Le gouvernement et le SNU ont fait un plaidoyer en faveur des donateurs pour couvrir les besoins. Selon le Premier Ministre, il faut la mobilisation de tous pour lutter contre l’épidémie. Il demande l’implication des chefs religieux et traditionnels, des directeurs des écoles, des responsables communautaires. Il faut également assainir le milieu pour une meilleure gouvernance. Il faut également renforcer la base de données pour de meilleurs résultats et pour doter Madagascar d’un système fiable qui permettra le suivi de l’évolution de l’épidémie. Enfin, il faut renforcer le système de couverture de vaccination afin de sauver des vies.

La réunion à Mahazoarivo a vu la participation du gouvernement, des membres du corps diplomatique et des organismes internationaux. Le système des Nations Unies à Madagascar a été représenté par le Coordonnateur résident et des Chefs d’agences.

Madame Violette Kakyomya, coordonnateur résident du SNU et Président du groupe humanitaire a remercié le gouvernement pour avoir organisé cet échange car c’est grâce à la contribution de tous qu’on a eu des succès sur des actions menées auparavant. Elle a également remercié les partenaires et les incite à combler le gap. Elle n’a pas manqué de remercier le gouvernement pour les réponses qu’il a déjà apporté ainsi que l’implication des secteurs clés comme le Ministère de l’éducation, le Ministère des finances ainsi que le Ministère de l’intérieur en appui au ministère de la santé.  Elle a beaucoup apprécié la contribution financière du gouvernement pour l’achat des vaccins et l’implication des leaders religieux.

Comme l’épidémie commence à affecter les pays voisins, il faut multiplier les efforts.

Réforme des Nations Unies

Le 4 janvier, le Secrétaire général, António Guterres, a publié un message vidéo soulignant la manière dont les réformes transformeront le travail des Nations Unies.

«Les objectifs de la réforme sont clairs: se concentrer davantage sur les personnes et moins sur les processus. Pour devenir plus agile et efficace. Et pour créer un lieu de travail caractérisé par l’égalité, la diversité et l’intégrité « , a-t-il déclaré.

Chers collègues et amis,

Cette nouvelle année inaugure également une nouvelle Organisation des Nations Unies.

Quatre nouveaux départements ont vu le jour. Un nouveau système de développement est en place, nous permettant de nous engager pleinement dans l’ère des objectifs de développement durable. Notre architecture de paix et de sécurité a été renforcée pour améliorer la prévention, la médiation, le maintien de la paix et la consolidation de la paix.

Un nouveau paradigme de gestion est en train de naître, mettant l’accent sur la transparence, la responsabilité et la prise de décision plus proches du point de livraison.

Nos objectifs sont clairs: se concentrer davantage sur les personnes et moins sur les processus. Pour devenir plus agile et efficace. Et pour construire un lieu de travail d’égalité et d’intégrité.

2018 a été une année de décisions critiques. Nous avons bénéficié du soutien total des États Membres et de toutes les parties prenantes pour aller de l’avant. 2019 sera une année d’action et de mise en œuvre.

Le travail qui nous attend ne sera pas facile. Mais ces réformes sont cruciales pour suivre le rythme du changement global et apporter des résultats positifs aux populations.

Depuis plus de 70 ans, les Nations Unies aident à maintenir la paix, à défendre les droits de l’homme et à améliorer le niveau de vie de millions de personnes.

Aujourd’hui, notre travail est plus nécessaire que jamais. Nous sommes ici pour servir.

Les États membres comptent sur nous. Et je compte sur vous.

Je suis optimiste quant à tout ce que nous pouvons faire ensemble cette année et au-delà. Maintes et maintes fois, le personnel a prouvé qu’aucun défi n’était impossible lorsque nous travaillions ensemble pour créer un monde meilleur.

Merci d’avoir pénétré cette nouvelle ère avec enthousiasme et dévouement. Je vous souhaite à tous une excellente année de réussite et de changement.

Je vous remercie.

Message du Secrétaire général à l’occasion du nouvel an 2019

Chères citoyennes et chers citoyens du monde,
Je vous souhaite une nouvelle année heureuse, paisible et prospère.
L’année dernière, à cette période, j’avais émis un signal d’alerte rouge.
Les dangers que j’avais mentionnés persistent toujours. Pour beaucoup d’entre nous, nous traversons une période d’angoisse et notre monde est mis à rude épreuve. 
Les changements climatiques nous dépassent. 
Les divisions géopolitiques s’accentuent, rendant les conflits plus difficiles à résoudre.
Un nombre record de personnes se déplacent en quête de sécurité et de protection. 
Les inégalités se creusent. Nombreux sont ceux qui remettent en cause un monde dans lequel une poignée de personnes possèdent une richesse équivalant à celle de la moitié de l’humanité. 
L’intolérance est à la hausse. La confiance est en baisse.
Cependant, il y a aussi quelques lueurs d’espoir. 
Les pourparlers sur le Yémen ont créé un espoir pour la paix. L’accord signé à Riyadh en septembre entre l’Éthiopie et l’Érythrée a permis d’apaiser les longues tensions et a entraîné des possibilités améliorées pour toute la région. 
Et l’accord entre les protagonistes du conflit au Soudan du Sud a revitalisé les chances pour la paix, débouchant sur plus de progrès au cours des quatre derniers mois qu’au cours des quatre années précédentes.

Les Nations Unies ont pu rassembler les pays à Katowice pour approuver le Programme de Travail pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. 
A présent nous avons besoin d’accroître les ambitions pour vaincre cette menace qui pèse sur l’existence de l’humanité. 
Il est temps de saisir notre dernière chance. 
Il est temps d’arrêter l’emballement incontrôlé des changements climatiques. 
Ces dernières semaines, les Nations unies ont également facilité l’adoption d’accords mondiaux historiques sur les migrations et les réfugiés, qui aideront à sauver des vies et à vaincre des préjugés inacceptables. 
Partout les gens se mobilisent en faveur des objectifs de développement durable, qui constituent notre programme mondial en faveur de la paix, de la justice et de la prospérité sur une planète saine. 
Quand la coopération internationale fonctionne, le monde est vainqueur.
En 2019, l’Organisation des Nations Unies continuera de rassembler les peuples, de jeter des ponts et de créer des espaces pour des solutions. 
Il nous faut maintenir le cap. 
Et ne jamais abandonner.
Au moment d’entamer cette nouvelle année, prenons la résolution de faire face aux menaces, de défendre la dignité humaine et de bâtir ensemble un avenir meilleur.
Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, santé et paix pour la nouvelle année.

Jeunes, acteurs de paix !

Le thème choisi cette année pour la Journée des Nations Unies était « Les jeunes, acteurs de la paix ». Une table ronde a développé la participation des jeunes au développement dans chaque secteur. Le coordonnateur résident a transmis le message du Secrétaire général des Nations Unies, M. Antonio Guterres. La célébration a également été l’occasion pour le personnel des Nations Unies à Madagascar de faire preuve de solidarité en fournissant des fournitures scolaires aux enfants des rues soutenus par l’association ManaoDE et le centre ATNAM. 200 sacs ont été distribués. Le code vestimentaire était le vêtement traditionnel et les meilleures robes traditionnelles masculines et féminines ont été récompensées. Finalement, la présence de footballeurs de l’équipe nationale BAREA a également marqué la cérémonie. Ils ont lancé un message pour le développement et ont accepté d’être partenaires de l’ONU dans la promotion des objectifs de développement durable (ODD).

Eliminer la pauvreté, c’est possible !

Dix jeunes engagés, dont Kanto, ancienne stagiaire du CINU, ont partagé leurs expériences pour que tous s’en inspirent afin d’agir pour le changement durable Journée pour l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre 2018, lors de la célébration de la journée à l’Université d’Antananarivo. « Rappelons-nous que l’élimination de la pauvreté n’est pas un acte de charité mais une question de justice », selon António Guterres, Secrétaire général de l’ONU. L’assistance a bénéficié des partages d’entrepreneurs, d’engagés environnementaux, de boursiers et d’acteurs civiques.

Sous le thème 2018  « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés », cette année marque le 25e anniversaire de la déclaration de l’Assemblée générale qui, dans sa résolution 47/196 du 22 décembre 1992, a fait du 17 octobre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Cette année marque également le 30e anniversaire de l’appel à l’action du Père Joseph Wresinski, qui a inspiré cette Journée internationale du 17 octobre.

Parmi les interventions, le message retenu est « Agissons pour le développement durable ! »

« Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles. »

Madagascar n’a pas manqué de célébrer la journée de la petite fille avec un match de foot entre équipes féminines et une exposition sur le thème. En effet, le CINU tenait un stand de jeux et d’animations à la célébration de la journée internationale de la petite fille ce 11 octobre 2018. Tous les participants ont reçu des goodies en prime et ils n’ont pas manqué de prendre une photo sur le coin ODD.

Historiquement, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre depuis 2012. Cette Journée vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Cette Journée promeut également l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux. Á travers le thème « Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles », la Journée internationale des filles nous rappelle cette année qu’il est essentiel d’élargir les opportunités d’apprentissage actuellement disponibles aux filles, notamment à celles issues de pays en développement, qui risquent autrement de tomber dans un cycle d’exploitation et de travail précaire.

António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a déclaré qu’« En cette Journée internationale de la fille, engageons-nous de nouveau à aider chaque fille à développer ses compétences, à entrer dans le monde du travail sur un pied d’égalité et à exploiter tout son potentiel.  »

Tous ensemble pour la paix !

Tous ensemble pour la paix ! C’est le slogan qu’ont choisi les jeunes du CINU lors de l’atelier dans le cadre de la journée de la paix et de la journée de la démocratie le 19 septembre dernier. Le thème mondial étant « Le droit à la paix : 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme », il a été décidé d’associer les deux journées pour permettre aux jeunes d’exprimer leur voix. En effet, L’article 3 de la Déclaration universelle dispose que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Ces éléments ont établi les fondements de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Pourtant, la Déclaration universelle ne contient pas d’article distinct sur « le droit à la paix ». C’est pourquoi, on a posé la question suivante durant l’atelier : Que signifie pour vous « le droit à la paix » ? On a également créé un forum sur les réseaux sociaux en invitant les internautes à partager leurs idées avec nous grâce aux hashtags #peaceday et #standup4humanright.

Comme à l’accoutumée, dessins, poèmes, plaidoyers et quizz étaient au programme. Ces derniers n’ont d’autres objectifs que de permettre aux jeunes de s’exprimer et de raffermir leur engagement dans la culture de la paix.

Des espaces sécurisés pour les Jeunes

L’Androy a accueilli la journée de la jeunesse 2018 pour Madagascar avec la mise en place d’un centre pour les jeunes d’Ambovombe dans le cadre du thème « Créer des espaces sécurisés pour les jeunes ». Le CINU n’a pas manqué de cibler les jeunes de la capitale en organisant un atelier au cours duquel les membres du Club Pour l’ONU ont proposé des solutions pour créer des espaces sûrs pour les jeunes, selon le thème mondial. Les jeunes se sont exprimés à travers des dessins et des peintures et ils ont également proposé des solutions concrètes telles que la multiplication d’infrastructures sportives, de bibliothèques numériques et de lieux culturels sécurisés. En effet, ce thème correspond à la question d’insécurité recrudescente à Madagascar car la plupart des plaidoyers portait sur l’insuffisance d’endroits sûrs pour les jeunes pour leur développement et leur épanouissement. Ils requéraient également l’inclusion du thème dans les programmes relatifs à la politique nationale de la jeunesse.  

Mandela, un modèle de leadership

La 73ème Assemblée Générale des Nations Unies a consacré un Sommet de la Paix pour Mandela le 24 septembre dernier. Le Sommet s’est concentré sur la paix mondiale en l’honneur du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Ce Sommet de la paix offre aux dirigeants mondiaux l’occasion de renouveler leur engagement en faveur de la paix mondiale, de la prévention des conflits, du règlement des conflits, de la consolidation de la paix, de la promotion et de la protection des droits humains Le Sommet de la paix adoptera également une déclaration politique qui réaffirmera les valeurs de Nelson Mandela. C’est dans ce cadre que le CINU a entamé ses activités de célébration depuis juin avec une journée de bienfaisance au chevet des enfants handicapés d’Ambanidia, un quizz sur Mandela en juillet et une conférence-débat en août. L’objectif des activités étant de cultiver auprès de la jeunesse les valeurs véhiculées par Madiba à savoir le don de soin et la solidarité. C’était également des occasions de rappeler son parcours, ses accomplissements et sa contribution à la paix mondiale en tant que modèle pour tous.